Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction du dolmen de La Roche-Vernaize.
1900
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1900 (≈ 1900)
Fouilles menées par Frère René et M. de la Villebiot.
1957
Classement historique
Classement historique 1957 (≈ 1957)
Le dolmen est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. C 305) : classement par arrêté du 24 mars 1957
Personnages clés
Frère René
Archéologue ayant fouillé le site en 1900.
M. de la Villebiot
Archéologue ayant participé aux fouilles de 1900.
Sainte Radegonde
Figure locale liée à une légende sur l'origine du dolmen.
Origine et histoire
Le dolmen de La Roche-Vernaize se trouve sur la commune des Trois‑Moutiers, dans le département de la Vienne. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1957. Aujourd'hui ruiné, il est probablement de type angevin et comporte dix orthostates ainsi qu'une large table de couverture fragmentée en trois morceaux. Selon Frère René, la chambre mesurait 7,50 m de longueur sur 4 m de largeur ; elle pourrait avoir été précédée d'une antichambre et deux orthostates au sud‑est pourraient être les vestiges d'un portique. Frère René avait toutefois considéré, à tort, qu'il s'agissait de deux dolmens. Frère René et M. de la Villebiot ont fouillé le site en 1900, et plusieurs comptes rendus de ces fouilles existent mais sont contradictoires. Une couche détritique d'environ 0,80 m recouvrait le sol pavé de grès rouge de la chambre ; sur ce pavement, dans une couche de terre fine de 15 à 20 cm, reposaient des ossements humains. Les fouilleurs décrivent des os longs disposés en « carrés », le crâne et les petits os à côté ; ils signalent sept de ces regroupements, un paquet de quatre ou cinq grands os près des parois et de nombreux tibias et humérus disposés sans ordre vers le centre de la chambre. Chaque « carré » ne correspondait pas à un squelette complet : des os d'adultes pouvaient être mélangés avec ceux d'enfants. Selon Charbonneau‑Lassay, ce niveau archéologique était surmonté d'un pavage en calcaire, lui‑même recouvert d'une couche de terre d'environ 0,45 m. Le mobilier découvert comprend des outils en grès, des silex taillés et retouchés, des tessons de poterie grise et noire à gros dégraissant (quartz) ainsi qu'un tesson noir décoré de lignes horizontales. Selon la tradition locale, le site était gardé par un énorme serpent qui punissait de mort quiconque venait troubler son repos. Une légende rapporte aussi que le diable, en renversant des galettes de beurre volées au curé de la paroisse de Basses et surpris par l'arrivée de Sainte Radegonde, aurait donné naissance aux dolmens de Vaon, de Bernazay, à La Roche‑Vernaize et à la Butte de Saint‑Drémont. Les principaux renseignements présents ici s'appuient notamment sur l'Inventaire des mégalithes de la France (Vienne) de Jean‑Pierre Pautreau et Montserrat Mataro i Pladelasala.