Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
1890
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1890 (≈ 1890)
Menées par L. Le Pontois
17 juin 1977
Classement monument historique
Classement monument historique
17 juin 1977 (≈ 1977)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cairn mégalithique à deux dolmens à couloir dit Le Trou des Chouans (cad. ZT 130h) : classement par arrêté du 17 juin 1977
Personnages clés
| L. Le Pontois - Archéologue |
A fouillé le site en 1890 |
Origine et histoire
Les dolmens de Kerroc'h, aussi appelés Trou des Chouans, sont deux monuments mégalithiques situés à Quéven, dans le Morbihan (Bretagne). Ils datent du Néolithique et sont intégrés dans un cairn circulaire de 12 mètres de diamètre. Les deux dolmens, orientés au sud-est, partagent une même façade et présentent des architectures distinctes : l’un adopte une chambre sub-circulaire avec des gravures de crosses, tandis que l’autre a un plan en « q » et des compartiments internes.
Le site a été fouillé en 1890 par L. Le Pontois, révélant des ossements humains et un mobilier archéologique varié : lames de silex, hache polie, ardoise gravée de cupules, et céramiques. Les gravures sur les dalles d’entrée, comme les crosses et un mamelon surmonté d’un trait, témoignent de pratiques symboliques. Les dolmens sont protégés depuis 1977 comme monument historique, sous la propriété de la commune de Quéven.
Le premier dolmen, au nord-est, possède une chambre de 3,50 mètres de diamètre, délimitée par seize orthostates, dont deux plus élevés à l’entrée. Son couloir, aligné sur l’axe de la chambre, est bordé de quatre dalles de chaque côté. Le second dolmen, plus grand (4,50 x 4,50 m), était divisé en trois coffres internes (deux rectangulaires et un triangulaire). Son couloir, long de 3 mètres, présente des gravures similaires, dont une crosse de 24 cm.
Ces dolmens illustrent les pratiques funéraires et artistiques du Néolithique en Bretagne. Leur découverte a permis d’enrichir les connaissances sur les sociétés mégalithiques locales, notamment à travers les objets retrouvés et les motifs gravés, qui pourraient avoir une signification rituelle ou symbolique.