Construction des dolmens Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction des sépultures mégalithiques.
Fin du Néolithique (Campaniforme)
Vidange des sépultures
Vidange des sépultures Fin du Néolithique (Campaniforme) (≈ 2770 av. J.-C.)
Les dolmens sont vidés de leur contenu.
1874-1876
Disparition du cairn
Disparition du cairn 1874-1876 (≈ 1875)
Défrichement entraînant la destruction des vestiges.
Avril 1879
Fouilles de Lukis
Fouilles de Lukis Avril 1879 (≈ 1879)
Découverte de haches polies envoyées au British Museum.
29 octobre 1951
Classement monument historique
Classement monument historique 29 octobre 1951 (≈ 1951)
Protection officielle des dolmens par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen-allée couverte, au hameau de Kerbourg (cad. 577, 578) : classement par arrêté du 29 octobre 1951
Personnages clés
William Collings Lukis - Archéologue anglais
Fouilles du dolmen n°1 en 1879.
M. Benoist - Notaire et fouilleur amateur
Fouilles sommaires fin XIXe siècle.
Henri Quilgars - Archéologue local
Fouilles en 1897, découverte d'objets.
Origine et histoire des dolmens de Kerbourg
Les dolmens de Kerbourg, aussi appelés dolmens de l'île de la Motte ou dolmens de la Madeleine, sont situés près du village de La Madeleine, sur la commune de Saint-Lyphard, en Loire-Atlantique. Ces monuments funéraires datent du Néolithique et ont été classés à l'inventaire des monuments historiques en 1951. Ils furent vidés à la fin du Néolithique, puis pillés à l'époque romaine. Leur architecture, notamment celle du dolmen n°1, est remarquable avec une structure mégalithique bien conservée, recouverte de quatre tables de granite. Ce dolmen, souvent qualifié d'allée couverte, mesure 7,70 mètres de long et présente un couloir débouchant sur une chambre trapézoïdale.
Le dolmen n°1, fouillé en 1879 par l'archéologue anglais William Collings Lukis, a révélé des haches polies aujourd'hui conservées au British Museum. À l'origine recouvert d'un cairn, celui-ci a disparu lors de défrichements entre 1874 et 1876. Le second dolmen, situé à 70 mètres au sud, est très ruiné : seuls subsistent des éléments de la chambre sépulcrale, dont cinq piliers et une table de couverture portant une cupule. Des fouilles menées à la fin du XIXe siècle par M. Benoist et Henri Quilgars y ont mis au jour des fragments de poterie, des percuteurs en quartz, une hache en diorite, une urne en terre noire, ainsi que des traces de cendre et de charbon.
Selon une légende locale, les deux dolmens communiqueraient par un souterrain habité par des korrigans, créatures mythiques censées y cacher un trésor. Ce folklore ajoute une dimension mystérieuse à ces vestiges, qui illustrent les pratiques funéraires et les croyances des sociétés néolithiques. Les dolmens de Kerbourg, par leur état de conservation variable, offrent un témoignage précieux de l'architecture mégalithique de la région, tout en soulignant les défis de leur préservation face aux activités humaines passées.
Les dolmens de Kerbourg sont mentionnés dans plusieurs ouvrages archéologiques, notamment ceux de Pitre de Lisle du Dreneuc et Henri Quilgars, qui ont contribué à documenter leur histoire et leur signification. Leur classement comme monument historique en 1951 reflète leur importance patrimoniale, tant pour la compréhension du Néolithique que pour la préservation du patrimoine mégalithique de la Loire-Atlantique.