Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction du monument mégalithique.
1854
Exploration par W. C. Lukis
Exploration par W. C. Lukis
1854 (≈ 1854)
Découverte de poteries et fusaïoles.
1866
Fouilles par la Société polymathique
Fouilles par la Société polymathique
1866 (≈ 1866)
Charbons, poteries, outils en silex exhumés.
1876
Exploration par Louis Cappé
Exploration par Louis Cappé
1876 (≈ 1876)
Fragments de vases apodes recueillis.
1882
Restauration par Félix Gaillard
Restauration par Félix Gaillard
1882 (≈ 1882)
Découverte de grains de collier.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les dolmens (cad. E 315, 318, 337) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| W. C. Lukis - Explorateur |
Premières fouilles en 1854. |
| Louis Cappé - Archéologue |
Fouilles en 1876, vases découverts. |
| Félix Gaillard - Restaurateur |
Restauration en 1882 pour l'État. |
Origine et histoire
Le dolmen de Kériaval, aussi appelé Mané-Keriaval, est un monument mégalithique emblématique situé à Carnac, dans le Morbihan. Ce site du Néolithique se distingue par sa structure complexe, composée de vingt-deux orthostates et trois tables de couverture encore en place. Il appartient au type architectural des dolmens à transept, avec un couloir central de 9 mètres desservant trois chambres latérales et une chambre terminale. Son ouverture est orientée vers l’est, une caractéristique notable dans l’aménagement des sépultures de cette époque.
Le dolmen a fait l’objet de plusieurs explorations et fouilles au XIXe siècle. En 1854, W. C. Lukis y a recueilli des fragments de poterie et six fusaïoles en terre cuite. Une fouille menée en 1866 par la Société polymathique du Morbihan a révélé des charbons, des fragments de poterie, des grains percés en terre cuite, des rondelles en callaïs, des lames en silex et un fragment de quartz. Louis Cappé, en 1876, y a découvert les fragments de deux vases apodes. Acquis par l’État en 1882, le dolmen a été restauré par Félix Gaillard, qui y a trouvé des grains d’un collier en callaïs. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1889.
Le site de Kériaval s’inscrit dans un paysage mégalithique dense, entouré de plusieurs autres monuments préhistoriques. À proximité immédiate se trouvent le dolmen de Mané-Kerioned à 200 mètres à l’ouest, le dolmen de Kluder-Yer à 410 mètres au nord, l’alignement de Crucuny à 400 mètres au nord-est, ainsi que les menhirs de Kériaval à 130 mètres à l’est. Cette concentration exceptionnelle de vestiges témoigne de l’importance rituelle et funéraire de ce secteur durant le Néolithique.
Les objets découverts lors des fouilles, tels que les fusaïoles, les vases, les parures en callaïs et les outils en silex, offrent un éclairage précieux sur les pratiques culturelles et artisanales des communautés néolithiques de la région. Ces artefacts suggèrent des activités liées à la poterie, au tissage, à la parure et à la taille de la pierre, reflétant une société organisée et sédentaire, marquée par des rites funéraires élaborés.