Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction mégalithique
1823
Défrichement destructeur
Défrichement destructeur
1823 (≈ 1823)
Alignements de pierres détruits
1825
Première mention par l’abbé Mahé
Première mention par l’abbé Mahé
1825 (≈ 1825)
Description initiale du site
1883-1884
Fouilles de l’abbé Le Gouguec
Fouilles de l’abbé Le Gouguec
1883-1884 (≈ 1884)
Découvertes archéologiques majeures
24 juillet 2023
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 juillet 2023 (≈ 2023)
Protection officielle du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les dolmens de la pointe de Liouse et les vestiges de leurs tumulus, ainsi que le sol d’assiette des parcelles WL 32, WL 33, WL 34 et WL 35, constituant réserve archéologique. Les dolmens de la pointe de Liouse figurent au cadastre de la commune section WL parcelles n° 32, 33, 34 et 35, représentées sur le plan joint à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juillet 2023
Personnages clés
| Abbé Mahé - Premier descriptif du site |
Mention en 1825, alignements détruits |
| Abbé Le Gouguec - Fouilles archéologiques |
Découvertes dans les dolmens (1883-1884) |
| G. de Closmadeuc - Compte rendu des fouilles |
Publication pour la Société polymathique |
| Cayot-Delandre - Signalement des ruines |
État des dolmens en 1847 |
Origine et histoire
Les dolmens de la pointe de Liouse, aussi appelés dolmens de Pen-Liouse, forment un ensemble de trois monuments mégalithiques situés sur l’île d’Arz, dans le Morbihan. Ils sont mentionnés pour la première fois en 1825 par l’abbé Mahé, qui évoque leur proximité avec un cromlech et des alignements de pierres aujourd’hui disparus. Les dolmens A et B, inclus dans un même tumulus, sont orientés au sud-est, tandis que le dolmen C, plus petit et circulaire, était initialement interprété comme un cromlech avant les fouilles de l’abbé Le Gouguec en 1883-1884.
Les fouilles archéologiques ont révélé des artefacts significatifs : des fragments de poteries, une hache en pierre dans le dolmen A, et deux vases, un petit vase, des fragments de céramique, une lame et une hache en silex dans le dolmen C. Le dolmen B, quant à lui, présente des gravures remarquables, dont une en forme de palme surnommée « chevelu de la Déesse » et une représentation possible de la « grande Déesse ». Ces découvertes suggèrent une utilisation funéraire et rituelle des lieux.
Les dolmens A et B sont également connus sous le nom d’Ilis-Margo ou Maison des Poulpiquets, reflétant leur ancrage dans la tradition locale. Le site, en ruine dès 1847 selon Cayot-Delandre, a été inscrit aux monuments historiques le 24 juillet 2023. Cette protection couvre les dolmens, les vestiges de leurs tumulus, ainsi que le sol des parcelles environnantes, constituant une réserve archéologique.
Les blocs de granulite utilisés pour leur construction et leur alignement ouest-est soulignent leur intégration dans un paysage mégalithique plus large, typique du Néolithique breton. Leur état actuel, partiellement dégradé, témoigne des défis de préservation posés par l’érosion et les activités humaines passées, comme les défrichements signalés au XIXe siècle.
L’importance du site réside aussi dans les comptes rendus détaillés des fouilles, notamment ceux de l’abbé Le Gouguec et de G. de Closmadeuc pour la Société polymathique du Morbihan. Ces documents offrent un éclairage précieux sur les méthodes archéologiques de l’époque et les interprétations des vestiges, comme la réévaluation du dolmen C, initialement confondu avec un cromlech.