Construction des dolmens Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification des monuments mégalithiques durant cette période préhistorique.
XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques XIXe siècle (≈ 1865)
Première exploration par Touzaud, Chauvet et Puymoyen, révélant des artefacts.
1930
Classement historique
Classement historique 1930 (≈ 1930)
Les dolmens sont classés monuments historiques par arrêté.
1987
Découverte de gravures
Découverte de gravures 1987 (≈ 1987)
Daniel Bernardin identifie des gravures sur un pilier, interprétées plus tard.
2009
Restauration partielle
Restauration partielle 2009 (≈ 2009)
L'association Marpen redresse une dalle selon des techniques anciennes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmens de Magnez : classement par arrêté du 11 février 1930
Personnages clés
Touzaud, Chauvet et Puymoyen
Archéologues ayant mené les premières fouilles au XIXe siècle.
Daniel Bernardin
Découvreur des gravures sur un pilier en 1987.
Emmanuel Mens
Expert ayant étudié les gravures en 2016.
Origine et histoire des dolmens de Magnez
Les dolmens de Magnez, appelés aussi dolmens de la Garenne de Magné, sont deux monuments mégalithiques situés dans le bois de la Vieille Garenne, près du hameau de Magné sur la commune de Courcôme en Charente. Ils auraient été plus nombreux, mais le propriétaire, après la Révolution, en aurait enfoui plusieurs en faisant basculer la table dans une excavation. Les dolmens de Magnez ont été classés monument historique par arrêté du 11 février 1930.
Le premier dolmen ne repose plus que sur son pilier ouest ; trois orthostates sont effondrés sous sa table carrée, qui mesure 2,80 m de côté et 0,80 m d'épaisseur, pour un poids estimé à 15 tonnes. Il a été fouillé au XIXe siècle par Touzaud, Chauvet et Puymoyen, qui n'y recueillirent que quelques ossements humains, un racloir en silex et un perçoir en dent de porc. En 1987, Daniel Bernardin découvrit sur l'extérieur du pilier ouest plusieurs gravures pouvant correspondre à la réutilisation d'une pierre d'un monument plus ancien. La pierre a été étudiée par Emmanuel Mens en 2016 ; elle porte en partie haute un cercle et en partie basse un triangle contenant en son centre une fissure interprétée comme un symbole vulvaire.
Le second dolmen a été endommagé dans les années 1980 lors de l'élargissement d'un chemin et est désormais fortement ruiné. Durant l'été 2009, l'association Marpen a redressé une dalle de calcaire selon la méthode supposée d'érection des mégalithes, à l'aide de rondins et de cordes de chanvre ; il s'agit d'un faux menhir.