Dolmens de Magnez à Courcôme en Charente

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Dolmens

Dolmens de Magnez à Courcôme

  • D335 
  • 16240 Courcôme
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction des dolmens
XIXe siècle
Fouilles archéologiques
1930
Classement historique
1987
Découverte de gravures
2009
Restauration partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmens de Magnez : classement par arrêté du 11 février 1930

Personnages clés

Touzaud, Chauvet et Puymoyen Archéologues ayant mené les premières fouilles au XIXe siècle.
Daniel Bernardin Découvreur des gravures sur un pilier en 1987.
Emmanuel Mens Expert ayant étudié les gravures en 2016.

Origine et histoire des dolmens de Magnez

Les dolmens de Magnez, appelés aussi dolmens de la Garenne de Magné, sont deux monuments mégalithiques situés dans le bois de la Vieille Garenne, près du hameau de Magné sur la commune de Courcôme en Charente. Ils auraient été plus nombreux, mais le propriétaire, après la Révolution, en aurait enfoui plusieurs en faisant basculer la table dans une excavation. Les dolmens de Magnez ont été classés monument historique par arrêté du 11 février 1930.

Le premier dolmen ne repose plus que sur son pilier ouest ; trois orthostates sont effondrés sous sa table carrée, qui mesure 2,80 m de côté et 0,80 m d'épaisseur, pour un poids estimé à 15 tonnes. Il a été fouillé au XIXe siècle par Touzaud, Chauvet et Puymoyen, qui n'y recueillirent que quelques ossements humains, un racloir en silex et un perçoir en dent de porc. En 1987, Daniel Bernardin découvrit sur l'extérieur du pilier ouest plusieurs gravures pouvant correspondre à la réutilisation d'une pierre d'un monument plus ancien. La pierre a été étudiée par Emmanuel Mens en 2016 ; elle porte en partie haute un cercle et en partie basse un triangle contenant en son centre une fissure interprétée comme un symbole vulvaire.

Le second dolmen a été endommagé dans les années 1980 lors de l'élargissement d'un chemin et est désormais fortement ruiné. Durant l'été 2009, l'association Marpen a redressé une dalle de calcaire selon la méthode supposée d'érection des mégalithes, à l'aide de rondins et de cordes de chanvre ; il s'agit d'un faux menhir.

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