Frise chronologique
Néolithique
Construction des dolmens
Construction des dolmens
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du site mégalithique.
1886
Fouilles de Félix Gaillard
Fouilles de Félix Gaillard
1886 (≈ 1886)
Exploration du dolmen sud et description.
1896
Démantèlement du 3e dolmen
Démantèlement du 3e dolmen
1896 (≈ 1896)
Transport à Meudon pour tombe familiale.
20 avril 1927
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques
20 avril 1927 (≈ 1927)
Protection des deux dolmens restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens à galerie de Kerhan dits Roh-Vras (Grande-Roche) (cad. D 671) : classement par arrêté du 20 avril 1927
Personnages clés
| Félix Gaillard - Archéologue |
Fouilla et décrivit les dolmens en 1886-1892. |
| Zacharie Le Rouzic - Préhistorien |
Opposé au démantèlement, découvrit des gravures. |
| Jean-Baptiste Piketty - Acquéreur des pierres |
Acheta et déplaça un dolmen à Meudon. |
Origine et histoire
Les dolmens de Roh-Vras, aussi appelés dolmens de Kerran, forment un ensemble mégalithique situé à Saint-Philibert, dans le Morbihan. À l'origine, trois dolmens à couloir, inclus dans un même tertre, composaient ce site néolithique. En 1886, Félix Gaillard fouilla le dolmen sud, décrivant en 1892 une structure composée de supports et de tables de pierre, dont l'un des dolmens présentait un dallage remarquable en une ou deux grandes pierres.
En 1896, Jean-Baptiste Piketty acquit les pierres du troisième dolmen pour en faire une tombe familiale, malgré l'opposition de Zacharie Le Rouzic. Démantelé puis transporté par chemin de fer, ce dolmen fut reconstitué dans le cimetière des Longs Réages à Meudon, où il est aujourd’hui connu sous le nom de dolmen de Ker-Han. Lors de ce démontage, des gravures (une hache emmanchée et un rectangle aux angles arrondis) furent découvertes sur ses dalles, ainsi qu’un mobilier archéologique incluant vases, haches, et parures en callaïs.
Les deux dolmens restants à Saint-Philibert furent classés monuments historiques en 1927. Les fouilles de Gaillard et Le Rouzic révélèrent des objets funéraires (ossements, silex, pendeloques) aujourd’hui conservés au Musée de Préhistoire de Carnac. Le site illustre les pratiques funéraires néolithiques et les défis de préservation des mégalithes, entre pillage, réutilisation, et protection patrimoniale.