Période de construction Néolithique final (≈ 2770 av. J.-C.)
Datation du mobilier et des inhumations.
1885
Première mention du dolmen
Première mention du dolmen 1885 (≈ 1885)
Signalé par le préhistorien H. L'Épée.
1924
Fouilles clandestines
Fouilles clandestines 1924 (≈ 1924)
Menées par des habitants d’Héricourt.
1968
Fouilles archéologiques méthodiques
Fouilles archéologiques méthodiques 1968 (≈ 1968)
Étude scientifique du site et du mobilier.
1979
Classement monument historique
Classement monument historique 1979 (≈ 1979)
Protection par arrêté du 7 septembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen (cad. B 232) : classement par arrêté du 7 septembre 1979
Personnages clés
H. L'Épée - Préhistorien
A mentionné le dolmen en 1885.
L. Meyer - Conservateur du musée de Belfort
A dressé un compte rendu en 1925.
Origine et histoire
Le dolmen des Issières, aussi appelé Pierre des Gaulois, est un édifice mégalithique situé à Brevilliers, dans le département de la Haute-Saône. Mentionné pour la première fois en 1885 par le préhistorien H. L'Épée, il a subi des fouilles clandestines en 1924 avant d'être étudié scientifiquement en 1968. Classé monument historique en 1979, il se distingue par son architecture complexe, avec une chambre funéraire carrée (2 m de côté) délimitée par quatre orthostates en calcaire gris, implantés dans des fosses de fondation. Aucune dalle de couverture n’a été retrouvée, mais un dallage soigné entourait le coffre.
Les fouilles ont révélé des ossements très fragmentés appartenant à au moins vingt-cinq adultes et deux enfants, datés du Néolithique final. Les objets découverts incluent quatorze armatures de flèches en silex, un poignard, des tessons de céramique campaniforme et une boulette d’ocre. Ces éléments suggèrent une utilisation funéraire collective, typique des sociétés néolithiques de la région. La cannelure naturelle de la dalle II et les traces de gel sur les pierres témoignent des conditions climatiques et géologiques locales.
L’histoire du site est marquée par des perturbations : un second dolmen voisin, signalé en 1885, a été détruit, et les fouilles clandestines de 1924 ont causé la perte d’une partie du mobilier funéraire. Malgré ces altérations, les études de 1968 ont permis de reconstituer partiellement les rites funéraires, comme le placement des os longs le long des parois. Le dolmen illustre ainsi les pratiques culturelles et religieuses des communautés agricoles sédentaires de l’époque, tout en soulignant les défis de la préservation des sites archéologiques face aux activités humaines.
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