Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Dolmen à Fargues-sur-Ourbise dans le Lot-et-Garonne

Dolmen

    Route Sans Nom
    47700 Fargues-sur-Ourbise
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction des allées
1865
Premières fouilles
1873
Destruction partielle
1889
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen (cad. 1 48) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Abbé Brouillon - Archéologue et fouilleur A découvert haches et objets funéraires en 1865.
Sautron et Rauzan - Participants aux fouilles de 1865 Collaborateurs des premières explorations archéologiques.

Origine et histoire

Les allées funéraires de Lumé, situées sur la commune de Fargues-sur-Ourbise en Lot-et-Garonne, forment un ensemble mégalithique daté du Néolithique. Ce site comprend trois allées funéraires, dont la première, surnommée Lit de Gargantua ou Chambre des Fées, est partiellement conservée. Orientée ouest-est, elle mesurait initialement 16 mètres de long pour 0,90 mètre de large, mais il n’en subsiste aujourd’hui qu’un tronçon de 5,50 mètres, composé de quatre orthostates côté gauche et deux côté droit, entouré d’un cairn. Les fouilles menées dès 1865, notamment par l’abbé Brouillon, ont révélé des objets funéraires comme des haches en pierre polie, des canines de cerf perforées, et des outils en silex, aujourd’hui conservés au musée de Nérac.

La première allée funéraire a subi une destruction partielle en 1873, avant d’être classée au titre des monuments historiques en 1889. Les fouilles successives ont permis de recueillir un mobilier archéologique varié, témoignant de son usage funéraire et rituel. Les allées n° 2 et 3, autrefois proches, sont aujourd’hui disparues ou dissimulées sous la végétation. Leur existence est attestée par des descriptions anciennes, mais leur localisation précise reste incertaine.

Ce site illustre les pratiques mégalithiques du Néolithique en Aquitaine, où les allées couvertes servaient de sépultures collectives. Les objets découverts, comme les perles en coquillage ou les pendeloques en bois de cerf, révèlent des échanges culturels et une maîtrise avancée de l’artisanat. Le classement de 1889 souligne l’importance patrimoniale de ce vestige, l’un des rares monuments mégalithiques protégés du département de Lot-et-Garonne.

Liens externes