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Domaine d'Alty à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde

Domaine d'Alty


    33440 Saint-Louis-de-Montferrand
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
2e moitié du XVIIIe siècle - XIXe siècle
Construction du domaine
8 septembre 1965
Classement partiel
début des années 2000
État de ruine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. C 92) : inscription par arrêté du 8 septembre 1965

Personnages clés

Alty - Propriétaire présumé Reconstruction possible à la limite XVIIIe-XIXe.

Origine et histoire

Le domaine d'Alty est une maison de maître de style néo-classique d’inspiration palladienne, édifiée entre la seconde moitié du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Située à Saint-Louis-de-Montferrand, en Gironde, elle illustre l’architecture viticole bordelaise de l’époque, mêlant fonction agricole et résidence d’agrément pour la noblesse parlementaire, les armateurs ou les négociants. Son plan comprenait un logis central flanqué de communs, organisés autour de cours et précédés de pavillons de jardin sur colonnes. Un porche à quatre colonnes toscanes, accessible par un escalier en U, marquait l’entrée principale, tandis que des balustres et des cheminées ornaient les façades et intérieurs.

Classée partiellement aux monuments historiques le 8 septembre 1965 pour ses façades et toitures, la demeure a souffert d’un abandon prolongé. Dépouillée et pillée, elle n’est plus aujourd’hui qu’une ruine envahie par la végétation, où seuls subsistent quelques pans de murs de l’élévation antérieure du logis. Les cartes du XVIIIe siècle évoquent des constructions antérieures sur le site, mais sans précision. Le domaine s’inscrit dans une vague d’édifices néo-classiques bordelais, construits à partir du Directoire pour répondre à l’essor viticole régional, avant de tomber dans l’oubli malgré sa protection.

L’ensemble architectural était initialement composé d’un logis en rez-de-chaussée sur soubassement, abritant des chais éclairés par des jours, et d’un escalier de service menant aux combles. Les communs, à étage carré, étaient desservis par un escalier droit. Deux pavillons carrés reliés par une grille et un portail à piles carrées précédaient l’élévation principale, soulignée par un proche hors-œuvre de quatre colonnes. Malgré son inscription, le domaine, propriété d’une société privée, n’a bénéficié d’aucun entretien, accélérant sa dégradation jusqu’à sa quasi-disparition au début des années 2000.

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