Domaine d'Artois à Mordelles en Ille-et-Vilaine

Domaine d'Artois

  • 35310 Mordelles
Crédit photo : InconnuUnknown - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge
Seigneurie des Artois
XVe siècle
Passage aux Le Vayer
Fin du XVe siècle
Vente aux Gougeon
Milieu du XVIe siècle
Passage aux de la Porte
1679
Érection en vicomté
2e moitié XVIIe siècle
Construction du logis
Fin du XVIIIe siècle
Ajout de l'orangerie
1898
Acquisition par les Bourgeois du Marais
Nuit du 29 au 30 janvier 1939
Incendie dévastateur
21 mai 2014
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble du domaine comprenant : le logis et le bâtiment des communs en retour ; la chapelle Sainte-Christine ; l'ancien moulin ; les communs à l'ouest du château ; l'orangerie ; les murs d'enceinte ; les douves ; la motte castrale située sur la commune de Talensac (cad. F 143) ; le sol d'assiette des parcelles F 557, 558, 560, 561, 563 à 565, 568 à 575, 577, 670 ainsi que le sol de la parcelle YB 01a et b : inscription par arrêté du 21 mai 2014

Personnages clés

René de la Porte Propriétaire ayant fait construire le logis actuel au XVIIe siècle.
P. Lecompte Architecte ayant conçu les plans du logis.
Marie-Anne-Renée de la Porte Dernière héritière de la famille de la Porte, ayant épousé François-Louis de Rousselet.
François-Louis de Rousselet Membre de la famille de Rousselet, associée à la construction de l'actuel château.

Origine et histoire

Le domaine d'Artois forme un ensemble de bâtiments autour d'un château, à cheval sur les communes de Talensac et de Mordelles en Ille-et-Vilaine, implanté dans un environnement agricole préservé. Il est resté relativement confidentiel, bien que documenté par des érudits aux XIXe et XXe siècles. Le site comprend un logis classique, une orangerie, une chapelle consacrée à sainte Christine, des douves, un ancien moulin, une aile de communs, des murs d'enceinte et une motte castrale. Ancienne seigneurie, il appartenait dès le Moyen Âge aux seigneurs d'Artois, détenteurs d'un droit de haute justice et de droits seigneuriaux sur l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Mordelles ; la famille possédait également un enfeu dans l'ancienne église paroissiale et ses armes ornaient certains vitraux aujourd'hui disparus. Au XVe siècle la propriété passa par alliance aux Le Vayer, qui vendirent vers 1490 le manoir de la Rivière et la seigneurie d'Artois à la famille Gougeon. Au milieu du XVIe siècle elle revint par alliance à la famille de la Porte, dont plusieurs membres furent conseillers au Parlement de Bretagne. René de la Porte hérita du domaine et fit construire le logis actuel durant la seconde moitié du XVIIe siècle sur les plans de l'architecte P. Lecompte. La seigneurie fut érigée en vicomté en 1679 et, par le mariage de Marie-Anne-Renée de la Porte avec François-Louis de Rousselet, le domaine passa dans la famille de Rousselet, laquelle est également associée à la construction de l'actuel château. À partir du milieu du XVIIIe siècle, le domaine appartint successivement aux comtes d'Estaing, à la famille Visdelou de la Villethéart, à la famille de Rochemure, puis aux Bourgeois du Marais, qui possèdent le château depuis 1898. Dans la nuit du 29 au 30 janvier 1939, un incendie détruisit une grande partie de l'aile ouest, qui abritait alors la cuisine, le salon, la bibliothèque contenant trente mille ouvrages et plusieurs chambres. L'ensemble du domaine — logis et bâtiment des communs en retour, chapelle Sainte-Christine, ancien moulin, communs à l'ouest du château, orangerie, murs d'enceinte, douves et la motte castrale située sur la commune de Talensac — est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 21 mai 2014. Bâti dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le domaine constitue un ensemble rural très homogène, appartenant à la typologie des demeures des parlementaires rennais. Le château s'ouvre sur une terrasse entourée de douves, au-delà de laquelle s'étend un tapis d'herbe ; il semble remplacer un manoir qui se trouvait peut‑être antérieurement à l'emplacement du bâtiment des communs. L'orangerie a été ajoutée à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle, et l'intérieur comporte des boiseries, des plafonds décorés et des cheminées remarquables.

Liens externes