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Domaine de l'Armeillère ou l'Armeillière dans les Bouches-du-Rhône

Domaine de l'Armeillère ou l'Armeillière


    13200 Arles
Domaine de lArmeillère ou lArmeillière
Domaine de lArmeillère ou lArmeillière
Crédit photo : Celeda - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1605
Début de la construction
octobre 1606
Changement de maître maçon
15 octobre 1607
Achèvement des travaux
18 juin 1987
Inscription des communs
30 novembre 1989
Classement du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Sabatier - Commanditaire et probable concepteur Propriétaire terrien initiant la construction en 1605.
Pierre Breugier - Premier maître maçon Originaire de Montpellier, contrat rompu en 1606.
Jean Cavar - Second maître maçon Termine la construction à partir de novembre 1606.
Antoine Borel - Architecte présumé Hypothèse d'attribution des plans du château.
Bonnefoy Vernet - Serrurier Réalise la ferronnerie en 1606.
Frères Sabonnadière - Charpentiers et menuisiers Contractés pour les travaux de charpenterie en 1606.

Origine et histoire

Le château de l'Armellière, situé sur la route de Salin-de-Giraud au lieu-dit Le Sambuc, est édifié à partir de 1605 à l'initiative de Pierre de Sabatier, qui souhaite une résidence de campagne sur ses terres camarguaises. Dès avril 1605, il organise le transport des pierres depuis la carrière de Mouleyrès et achète 8 000 queyrons de pierre de taille à des carriers de Beaucaire. Les travaux débutent rapidement, mais un conflit avec le premier maître maçon, Pierre Breugier, interrompt le chantier en octobre 1606. Un nouveau contrat est alors signé avec Jean Cavar, maçon de Beaucaire, pour achever les murs, les tours d'angle, et les éléments décoratifs comme les mâchicoulis et les gargouilles.

La construction s'achève en octobre 1607, à l'exception des créneaux et des couvertures de cheminées, permettant à Pierre de Sabatier de s'y installer avant l'hiver. Les plans pourraient être attribués à Antoine Borel, architecte arlésien, bien que les archives ne mentionnent aucun architecte officiel. Les mâchicoulis s'inspirent de ceux de l'hôtel de Laval-Castellane et du prieuré de Malte à Arles. La porte-fenêtre sur balcon, ajoutée plus tard, daterait du règne de Louis XVI.

Le domaine est partiellement protégé au titre des monuments historiques : les communs sont inscrits en 1987, tandis que le château, ses jardins, ses douves et ses dépendances sont classés en 1989. Aujourd'hui, le site appartient à une association et témoigne de l'architecture résidentielle camarguaise du XVIIe siècle, mêlant influences médiévales et Renaissance.

Les archives révèlent une organisation minutieuse du chantier, avec des contrats passés pour la maçonnerie, la charpenterie, la ferronnerie et la menuiserie. Les matériaux, comme la pierre de Beaucaire, et les artisans locaux, dont les frères Sabonnadière (charpentiers) et Bonnefoy Vernet (serrurier), illustrent l'économie artisanale arlésienne de l'époque. Le défrichement de 28 sesterées en 1605 suggère aussi une volonté d'aménager un domaine agricole autour du château.

Liens externes