Donation à l'abbaye Xe siècle (≈ 1050)
Gunnor de Normandie fait donation du domaine à l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
XIIIe siècle
Témoignage historique
Témoignage historique XIIIe siècle (≈ 1350)
La Complainte des vilains de Verson décrit les conditions de vie et les droits seigneuriaux.
XVe siècle
Administration par un fermier
Administration par un fermier XVe siècle (≈ 1550)
La baronnie est administrée par un fermier général.
1790-1793
Démantèlement du domaine
Démantèlement du domaine 1790-1793 (≈ 1792)
Le domaine est démantelé pendant la Révolution française.
1989
Restauration du site
Restauration du site 1989 (≈ 1989)
La commune acquiert le site et le fait restaurer pour en faire un centre culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des deux bâtiments agricoles nord-Est et sud-Est, à l'exclusion des adjonctions du XIXe siècle (cad. AD 21) : inscription par arrêté du 26 avril 1990 ; Vestiges de la porterie, logis des moines, grange dîmière, vestiges de l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre (porte romane, inscription et pierres sculptées en remploi) (cad AD 21) : classement par arrêté du 15 mars 1993
Personnages clés
Gunnor de Normandie
Duchesse de Normandie qui fit donation du domaine à l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
Richard Ier
Duc de Normandie, mari de Gunnor, mort en 996.
Origine et histoire du domaine de la Baronnie
Ancien domaine dépendant de l'abbaye du Mont-Saint-Michel depuis la fin du Xe siècle, la ferme de la Baronnerie à Bretteville-sur-Odon est aujourd'hui une exploitation agricole. Le site, occupé dès les VIIe–VIIIe siècles, a livré lors de sondages autour de l'église Saint-Pierre les vestiges d'une première abside. Gunnor de Normandie reçut le domaine en douaire avant son mariage avec le duc Richard Ier, mort en 996, puis la veuve en fit donation à l'abbaye du Mont-Saint-Michel vers 1015–1025. La baronnie s'étendait sur environ 600 hectares, répartis entre Bretteville-sur-Odon et Verson, et fut administrée à partir du XVe siècle par un fermier général. Peu touché par les grandes guerres médiévales, le domaine fut néanmoins démantelé à la Révolution entre 1790 et 1793 ; son centre devint alors une exploitation agricole. Au XIXe siècle, l'église Saint-Pierre, abandonnée, tomba en ruine et la porterie disparut en 1966. La commune de Bretteville-sur-Odon acquit le site en 1989 et le fit restaurer pour en faire un centre culturel et de réception. La Complainte des vilains de Verson, texte du XIIIe siècle, décrit les corvées et droits seigneuriaux imposés aux paysans de Verson et témoigne des rapports sociaux au Moyen Âge. Le domaine se situe au centre de Bretteville-sur-Odon, sur la rive nord du Petit Odon, à environ 650 mètres à l'ouest de l'ancienne église Notre-Dame. Sur le plan patrimonial, les façades et les toitures des deux bâtiments agricoles situés au nord-est et au sud-est, à l'exclusion des adjonctions du XIXe siècle, sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 26/04/1990). Les vestiges de la porterie, le logis des moines, la grange dîmière et les restes de l'ancienne église paroissiale sont classés au titre des monuments historiques (CLMH, 15/03/1993). Le site conserve une grange à dîme, un manoir dont on distingue les côtés donnant sur la cour et sur le jardin, des éléments de l'église Saint-Pierre tels qu'un linteau de porte et une pierre gravée, ainsi que des bâtiments agricoles comprenant notamment des écuries et un espace d'accueil.