Domaine de la Baronnie à Douvres-la-Délivrande dans le Calvados

Patrimoine classé Grange aux dîmes Chapelle

Domaine de la Baronnie à Douvres-la-Délivrande

  • La Mare Flaubert
  • 14440 Douvres-la-Délivrande
Domaine de la Baronnie à Douvres-la-Délivrande
Domaine de la Baronnie à Douvres-la-Délivrande
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Domaine de la Baronnie à Douvres-la-Délivrande
Crédit photo : Pradigue - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1072
Création de la baronnie
XIIIe siècle
Construction du Grand Logis
XIVe siècle
Rénovation du Grand Logis
XVe siècle
Construction de la porterie
1944
Incendie de la grange
1995
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis, grange, vestiges de l'ancienne chapelle, porterie, enclos épiscopal avec ses murs de clôture, fosse de résurgence dite la Cuve de Douvres et le chenal qui s'en écoule (cad. A 361, 362, 364 à 367) : classement par arrêté du 30 janvier 1995

Personnages clés

Thomas de Douvres Archevêque d'York et membre de la famille de Douvres.
Samson de Douvres Chapelain de Guillaume le Conquérant et évêque de Worcester.
Richard de Douvres Évêque de Bayeux de 1107 à 1133.
Beaudouin IV de Reviers Administrateur de la baronnie et contributeur à la construction de la chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrande.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Yvonne Paulmier Personnalité enterrée dans le jardin Bleu du domaine.
Agnès Aignan Dernière propriétaire avant l'acquisition par la ville.

Origine et histoire du domaine de la Baronnie

La Baronnie, à Douvres-la-Délivrande (Calvados), est une ancienne baronnie épiscopale à vocation agricole dont subsistent plusieurs bâtiments et vestiges médiévaux : la porterie, le manoir dit Grand Logis, une grange et les restes de la chapelle Saint-Symphorien. Le fief prit le titre de baronnie en 1072 et devint propriété de l'évêché de Bayeux ; les évêques portèrent le titre de baron de Douvres jusqu'à la Révolution. Plusieurs membres de la famille de Douvres occupèrent des fonctions ecclésiastiques importantes : Thomas de Douvres fut archevêque d'York, Samson de Douvres fut chapelain de Guillaume le Conquérant puis évêque de Worcester, Thomas II fut clerc à la cour d'Henri Ier et archevêque d'York, Isabelle de Douvres fut liée à Robert de Kent, et Richard de Douvres fut évêque de Bayeux de 1107 à 1133. Beaudouin IV de Reviers administra la baronnie à partir de 1135 et participa à la découverte de la statue de Notre-Dame de la Délivrande ; il contribua, avec l'accord de Richard II, évêque de Bayeux, à la construction d'une nouvelle chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrande. Les évêques utilisèrent longtemps la baronnie comme résidence secondaire et des sources rapportent que plusieurs personnages illustres y séjournèrent. Confié à des métayers au XVIIIe siècle, le domaine fut vendu comme bien national à la Révolution pour 50 400 livres. En juin 1944, la Baronnie accueillit un dispensaire pour soigner des blessés. La ville acquit la nue-propriété en 1975 et obtint la pleine possession du site en 1986 à la suite du décès d'Agnès Aignan. Une première tranche de travaux, d'un montant d'environ 1,6 million d'euros, comprit des fouilles archéologiques, une archéologie du bâti et une étude architecturale du Grand Logis, suivies de rénovations extérieures et d'aménagements intérieurs visant à restituer l'état du logis au XIVe siècle ; la restauration du manoir s'acheva en 2012 et le Grand Logis sert depuis juin 2012 de lieu de réception pour événements privés. Le domaine est classé au titre des monuments historiques depuis le 30 janvier 1995 ; la protection porte sur l'ensemble des éléments bâtis et sur l'enclos de quatre hectares ceint de murs. Les constructions encore visibles sont datables entre les XIIIe et XVe siècles. Des fouilles ont mis au jour les fondations et des fragments de pavage d'une grande salle dite aula, détruite probablement par un incendie peu après sa construction, puis recouverts pour les préserver. Le Grand Logis, daté des XIIIe et XIVe siècles, répond au plan anglo-normand traditionnel associant une grande salle de représentation et un logis de chambres ; après la perte de la grande salle il fut agrandi et remanié, notamment au XVIIe siècle, et a conservé une restitution extérieure proche de son aspect originel. Des peintures médiévales, dont un départ de frise et un faux-appareil, ont été découvertes au printemps 2010. Le Grand Logis comporte en sous-sol la salle des arcades (ancien cellier) de 41 m2, au rez-de-chaussée la salle des Ornements de 44 m2 ornée d'une fresque, et au premier étage la grande salle des Barons de 99 m2 donnant sur la salle des Évêques de 44 m2. La porterie, datée des XIVe-XVe siècles, a fait l'objet de réparations au XIXe siècle. La grange présente des éléments datés du XIIIe siècle ; elle abritait autrefois une sellerie, une forge et une remise pour véhicules, a été partiellement incendiée et détruite en 1944, puis transformée en terrasse. À l'arrière de la grange se trouve le jardin Bleu, petite sépulture où reposent Yvonne Paulmier et Agnès Aignan ; un portrait d'Yvonne Paulmier par Paul César Helleu date de 1895 et le compositeur Lao Silesu lui a dédié une pièce en 1912. Une dalle de marbre bleu foncé repose au centre d'allées pavées de schiste bleu du Cotentin, entourée originellement de cinq cyprès bleus et destinée à recevoir des fleurs selon les saisons, ce qui a inspiré le nom du jardin ; trois piliers du XIIIe siècle provenant de la chapelle encadrent un banc moderne portant un tercet d'Omar Khayyam : "Tu es le mur et la maison, / Tu es le temps et la saison, / Tu es le cœur du Jardin Bleu." Les écuries, construites au début du XXe siècle par Émile Palyart et contiguës à la grange, devaient faire l'objet d'une rénovation en 2013 afin d'être aménagées en chambres destinées aux réceptions. La chapelle Saint-Symphorien, édifiée entre les XIIIe et XVe siècles, fut détruite au début du XIXe siècle ; il n'en subsiste que quelques murs, des contreforts et des départs de colonne, et des éléments décoratifs, notamment des quadrilobes, ont été retrouvés lors des travaux de réhabilitation du Grand Logis en 2009-2010.

Liens externes