Première mention du fief 1370 (≈ 1370)
Fief cité dans la mouvance de Dun-le-Roi
1773
Rachat par Heurtault de Lammerville
Rachat par Heurtault de Lammerville 1773 (≈ 1773)
Acquisition et reconstruction du domaine
1781
Construction des bergeries
Construction des bergeries 1781 (≈ 1781)
Bâtiments hygiénistes innovants datés
début XIXe siècle
Extensions du domaine
Extensions du domaine début XIXe siècle (≈ 1904)
Logis du métayer et bâtiments ajoutés
1976
Première protection MH
Première protection MH 1976 (≈ 1976)
Façades, toitures et salon inscrits
2006-2007
Seconde protection MH
Seconde protection MH 2006-2007 (≈ 2007)
Extension aux bergeries et dépendances
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château et des deux bergeries ; le salon avec son décor (cad. CI 16, 17, 18) : inscription par arrêté du 7 décembre 1976 - L'allée d'accès depuis la route de Dun (cad. CI 29, lieudit la Périsse) ; l'allée menant de l'avant-cour aux " petites bergeries " ou " ballauderies " (cad. CI 23, lieudit la Périsse) ; les murs de clôture du domaine et les portes (cad. CI 6, lieudit la Bergerie, 13, 15, 17, 18, 23, 26 à 29, 74, lieudit La Périsse) ; les " petites bergeries " ou " ballauderies " en totalité, ainsi que leurs murs de clôture et leurs cours (cad. CI 21, lieudit La Périsse, 33, lieudit Champ du hangar, 38, lieudit le Ballaudry, 39, lieudit le Tennis) ; le bâtiment en basse-goutte qui couvre notamment le puits, adossé au mur ouest de la cour sud des " ballauderies " (cad. CI 74, lieudit La Périsse) ; l'avant-cour (cad. CI 74, lieudit La Périsse). Dans l'avant-cour : la maison d'habitation du fermier ou " maison du domaine " ou " la Barbotterie " (cad. CI 73, lieudit La Périsse) ; l'intérieur des " grandes bergeries " (cad. CI 74, lieudit La Périsse) ; la cour (cad. CI 17, lieudit La Périsse). Dans la cour : les intérieurs de la maison de maître (cad. CI 18, lieudit La Périsse) ; les deux pavillons fermant la cour au sud de la maison de maître, en totalité (cad. CI 17, 18, lieudit La Périsse) ; le corps de bâtiment entre la maison de maître et le pavillon sud-est (cad. CI 18, lieudit La Périsse) ; le corps de bâtiment attenant au pavillon sud-est abritant la boulangerie (cad. CI 18, lieudit La Périsse) ; la remise en totalité (cad. CI 17, lieudit La Périsse) ; le chenil en totalité (cad. CI 17, lieudit La Périsse). A l'extérieur de la cour : le hangar situé au sud des deux pavillons susmentionnés (cad. CI 17, lieudit La Périsse) ; les mares et leurs fossés en amont et en aval (cad. CI 11, 12, 18 à 20, lieudit La Périsse, 37, 38, lieudit le Ballaudry, 39, lieudit le Tennis) : inscription par arrêté du 4 octobre 2006 modifié par arrêté du 26 février 2007
Personnages clés
Jean-Marie Heurtault, chevalier de Lammerville - Propriétaire et reconstructeur
Acheteur en 1773, modernise le domaine
Origine et histoire
Le domaine de la Périsse, situé à Dun-sur-Auron dans le Cher, trouve ses origines médiévales dès 1370, lorsqu’il est mentionné comme fief dépendant de la grosse tour de Dun-le-Roi. À cette époque, il s’agissait d’un village attesté au Moyen Âge, dont il ne resta, après la Fronde, qu’un domaine rural. Ce site fut racheté en 1773 par Jean-Marie Heurtault, chevalier de Lammerville, qui entreprit une reconstruction complète des bâtiments à la fin du XVIIIe siècle.
La particularité du domaine réside dans ses bergeries, construites en 1781 selon des principes hygiénistes novateurs pour l’époque : hauteur sous plafond accrue et baies plus larges pour améliorer la ventilation et l’éclairage. Ces aménagements reflètent les préoccupations agricoles et sanitaires émergentes au siècle des Lumières. Le logis du maître, couvert d’ardoises, contraste avec les bâtiments de ferme en tuiles plates, illustrant la hiérarchie sociale du domaine.
Au début du XIXe siècle, le domaine s’agrandit avec l’ajout du logis du métayer et d’un bâtiment symétrique à la cuisine. Le hangar et l’agrandissement du logis du métayer datent également de cette période, tandis que la grange, aujourd’hui détruite, n’a laissé subsister que sa porte charretière. Les protections successives (1976 et 2006-2007) ont préservé les façades, toitures, salons décorés, allées, murs de clôture, et les fameuses petites bergeries (ou ballauderies), ainsi que leurs cours et dépendances.
Le domaine incarne ainsi l’évolution d’un fief médiéval en une exploitation agricole moderne, marquée par l’innovation technique et l’adaptation aux besoins économiques des XVIIIe et XIXe siècles. Son architecture et son organisation spatiale témoignent des mutations sociales et agricoles de la région Centre-Val de Loire durant cette période charnière.