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Domaine de la Tour à Saint-Chaptes dans le Gard

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1212
Fondation de la commanderie templière
1307
Arrestation des Templiers
1796
Construction du château neuf
1865 (vers)
Agrandissement par Revoil
2011
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux châteaux et le parc du domaine, en totalité (cad. AK 79, 81, 165) : classement par arrêté du 2 août 2011

Personnages clés

Guillaume de Nogaret - Conseiller de Philippe le Bel Bénéficiaire de la commanderie en 1307.
Meunier - Architecte Constructeur du château neuf (1796).
Revoil - Architecte Agrandissement du domaine vers 1865.
Philippe le Bel - Roi de France Ordonne la confiscation en 1307.

Origine et histoire

Le domaine de la Tour, situé à Saint-Chaptes (Gard), trouve ses origines au XIIIe siècle avec l’édification d’une commanderie templière en 1212. Les Templiers y érigent une tour fortifiée, encore visible aujourd’hui, dominant le domaine. Ce site, nommé Villa Sancta Agatha à l’époque latine, était stratégique, implanté près du Gardon. La commanderie, appelée La Tour de Gastigne, fut confisquée en 1307 lors de l’arrestation des Templiers en France, puis offerte par Philippe le Bel à Guillaume de Nogaret en récompense de ses services.

Le domaine actuel résulte de trois phases architecturales majeures. Le château médiéval, avec son donjon du XIIIe siècle, coexiste avec le château neuf, construit en 1796 par l’architecte Meunier. Vers 1865, le propriétaire fait appel à Revoil pour achever et agrandir ce dernier, ajoutant deux galeries et réaménageant le donjon en chapelle. Le parc, marqué par un axe de platanes centenaires et un bosquet, complète cet ensemble classé monument historique en 2011, incluant les deux châteaux et le jardin.

La structure actuelle reflète ainsi une superposition d’époques : l’héritage templier médiéval, les transformations post-révolutionnaires (1796), et les embellissements du Second Empire (vers 1865). Les architectes Meunier et Revoil ont successivement façonné ce domaine, alliant défense médiévale, résidence noble et parc paysager, témoignant de son évolution sociale et fonctionnelle sur plus de six siècles.

Liens externes