Première mention cartographique 1739 (≈ 1739)
Visible sur la carte des Naudin.
29 juillet 2014
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 29 juillet 2014 (≈ 2014)
Protection de l'ensemble du domaine.
Fin XIXe - début XXe siècle
Création des fabriques en ciment
Création des fabriques en ciment Fin XIXe - début XXe siècle (≈ 2025)
Période d'apogée des rocailleurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sur la commune de Lafauche : la totalité de la parcelle 566, ses constructions et aménagements divers, à l'exception des intérieurs des bâtiments, sauf ceux remarquables du pavillon d'entrée néo-médiéval inclus dans la protection ; les façades et toitures du bâtiment du bélier (cad. B 564) et la grange en brique vernissée (cad. B 563) ; l'ensemble de la parcelle B 167 (le jardin-verger) avec tous ses aménagements (serres, espaliers, bassins et îlot, mur d'enceinte, mur de soutien et escalier en rocaillage, kiosque, passerelles, statuaire, chenil, bordures et autres décors) ; les parcelles B 175, 177 à 184, 186 à 189, 573 à 576 du jardin paysager avec l'étang et tous ses aménagements : murets, embarcadères, canardière, kiosque, faux arbres en ciment, pont, sièges ; la pêcherie et ses aménagements : pont, allée, déversoir, faux rochers, bacs à poissons et leur abri (cad. B 190, 191) ; sur la commune de Liffol-le-Petit : le rucher et la maison de l'apiculteur avec les deux faux arbres en ciment juste à côté (cad. A 800, lieu-dit La Bouloire) ; la cascade du petit Villet avec ses étangs et tous ses aménagements : kiosque, bancs, ponts et passerelles, tous éléments en rocaillage (cad. A 790, lieu-dit Côte Catin) : inscription par arrêté du 29 juillet 2014
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire
Le domaine de Lavaux, visible dès 1739 sur la carte des Naudin, est une ferme organisée autour d’une cour fermée. Son architecture combine des éléments utilitaires et décoratifs, avec un grand enclos muré au nord abritant un jardin, et un parc paysager au sud, structuré autour d’un étang. Ce parc se singularise par un parcours jalonné de fabriques en ciment – kiosques, faux arbres, ponts ou sièges – réalisées selon les techniques des rocailleurs, un savoir-faire typique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. L’état de conservation exceptionnel de ces aménagements en fait un témoignage rare de cet art des jardins.
La propriété s’étend sur plusieurs parcelles protégées, incluant un jardin-verger aux espaliers et bassins, une pêcherie avec ses bacs à poissons, et même une cascade aménagée (la cascade du petit Villet) avec ses étangs et éléments en rocaillage. Ces espaces, inscrits aux Monuments Historiques depuis 2014, illustrent l’évolution des jardins d’agrément, où l’utilitaire (vergers, pêcheries) côtoie le pittoresque (fabriques, faux rochers). Le domaine associe ainsi héritage agricole du XVIIIe siècle et esthétique paysagère plus tardive, reflétant les goûts éclectiques de ses propriétaires successifs.
Le domaine comprend également des dépendances remarquables, comme une grange en brique vernissée ou un pavillon d’entrée néo-médiéval. Ces bâtiments, ainsi que les aménagements extérieurs (serres, kiosques, statuaire), soulignent la diversité des influences stylistiques préservées sur le site. Bien que la propriété soit privée, son inscription au titre des Monuments Historiques garantit la protection de cet ensemble, où se mêlent histoire rurale, innovation technique (usage du ciment) et art des jardins.
La localisation du domaine, entre Lafauche et Liffol-le-Petit en Haute-Marne, dans l’ancienne région Champagne-Ardenne, ancré dans un territoire marqué par l’agriculture et l’artisanat, explique peut-être le mélange d’utilitarisme et de fantaisie observable dans ses aménagements. Les rocailleurs, artisans spécialisés dans la création de décors minéraux imitant la nature, y ont laissé une empreinte durable, faisant de Lavaux un exemple abouti de leur travail, souvent éphémère ailleurs.