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Domaine de Monceaux à Méhoudin dans l'Orne

Orne

Domaine de Monceaux


    61410 Méhoudin
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1730-1740
Reconstruction du château
1912
Propriété d'Henri Gonse
1915
Rachat par Octave Join-Lambert
1920
Reconstruction à l'identique
31 août 1993
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Avenue d'accès et avenue qui lui est perpendiculaire ; cour d'honneur, avec ses murs, ses saut-de-loup et sa grille ; façades et toitures du château et des communs situés de part et d'autre, ainsi que de la maison du jardinier, de l'orangerie et des bâtiments de la ferme ; terrasses, avec leurs murs, leurs escaliers, le bassin rond, le théatre à l'italienne, y compris les parterres avec leurs charmilles et leurs topiaires ; les deux jardins potagers avec leurs murs, leurs escaliers et leurs grilles ; le petit bois à l'est et les vergers avec leurs murs de clôture et leurs grilles en fer forgé (cad. C 73 à 75, 82 à 84, 91, 118, 144 à 153) : inscription par arrêté du 31 août 1993

Personnages clés

Octave Join-Lambert - Propriétaire et mécène A racheté et reconstruit le château.
François-Benjamin Chaussemiche - Architecte en chef Dirigea la reconstruction de 1920.
Henri Gonse - Ancien propriétaire Possédait le domaine en 1912.

Origine et histoire

Le domaine de Monceaux, situé à Méhoudin dans l'Orne, trouve ses origines dans un manoir du XVIe siècle. Il est entièrement reconstruit entre 1730 et 1740, adoptant un style architectural caractéristique de la première moitié du XVIIIe siècle. Les premiers jardins, inspirés des modèles italiens, datent de cette même période, marquant le début d’un aménagement paysager ambitieux.

Au début du XXe siècle, le domaine connaît une seconde renaissance. En 1912, Henri Gonse en est propriétaire, avant qu’il ne soit racheté en 1915 par son cousin, Octave Join-Lambert. Ce dernier entreprend une reconstruction à l’identique du château en 1920, en utilisant une ossature en béton armé, sous la direction de l’architecte François-Benjamin Chaussemiche, alors en poste au château de Versailles. Les jardins sont enrichis à cette époque, notamment avec la création d’une orangerie en 1920 et le développement d’un ensemble exceptionnel de topiaires.

Le domaine est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 31 août 1993. Cette protection couvre non seulement le château et ses communs, mais aussi les jardins potagers, les terrasses, les vergers, et le parc de topiaires, ainsi que des éléments architecturaux comme l’orangerie, la maison du jardinier et les bâtiments de la ferme. L’ensemble illustre ainsi à la fois l’héritage du XVIIIe siècle et les transformations du début du XXe siècle.

L’architecture du domaine reflète une continuité stylistique entre les deux époques de construction, malgré l’utilisation de techniques modernes en 1920. Les jardins, quant à eux, sont considérés comme un haut lieu de l’art topiaire en France, combinant des éléments classiques (théâtre à l’italienne, bassin rond) et des aménagements plus récents. Le domaine reste un témoignage remarquable de l’évolution des goûts et des techniques en matière de patrimoine bâti et paysager.

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