Naissance de Louis le Pieux 778 (≈ 778)
Fils de Charlemagne né à la *Villa Cassinogilum* (selon la tradition).
816
Sacré de Louis le Pieux
Sacré de Louis le Pieux 816 (≈ 816)
Premier roi sacré à Reims par le pape Étienne IV.
1712
Mention de la seigneurie
Mention de la seigneurie 1712 (≈ 1712)
Nommée *château de Lamothe Montauban* avec droits féodaux.
1745
Aménagement de la chapelle
Aménagement de la chapelle 1745 (≈ 1745)
Intégrée aux communs, redécorée au XIXe siècle.
vers 1800
Papiers peints chinois
Papiers peints chinois vers 1800 (≈ 1800)
Trois pièces décorées de scènes exotiques.
2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2010 (≈ 2010)
Protection par arrêté du 28 décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison de Montalban avec ses papiers peints chinois, la terrasse, les communs avec la chapelle, la basse-cour avec ses murs de clôture et sa tour d'angle circulaire (cad. AB 54, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 28 décembre 2010
Personnages clés
Charlemagne - Empereur carolingien
Auréolé du palais de *Cassinogilum* (tradition locale).
Louis Ier le Pieux - Fils de Charlemagne
Né à Montalban en 778 selon la légende.
Étienne IV - Pape
Sacra Louis le Pieux à Reims en 816.
Origine et histoire
Le domaine de Montalban, situé à Casseuil en Gironde, est une propriété dont les origines remontent à une motte féodale médiévale appelée maison noble de Lamothe Montauban. Ce site stratégique contrôlait le gué du Pas-Saint-Georges sur la Garonne et bénéficiait de droits seigneuriaux, dont un péage fluvial et une sépulture dans l'église locale. Selon la tradition, l’emplacement correspondrait à l’ancienne Villa Cassinogilum, un palais carolingien où Charlemagne aurait séjourné, et où serait né en 778 son fils Louis Ier le Pieux, futur empereur d’Occident sacré à Reims en 816. Le hameau voisin, encore nommé Le Paradis, perpétuerait ce lien légendaire.
La demeure actuelle fut construite au XVIIIe siècle, puis agrandie au début du XIXe siècle. Elle se compose d’un corps de logis rectangulaire, d’une terrasse sud, et de communs organisés autour d’une cour fermée par un mur et une tour circulaire. Une chapelle, aménagée en 1745 dans les anciens communs et redécorée au XIXe siècle, témoigne de son usage seigneurial. L’intérieur conserve un ensemble exceptionnel de trois papiers peints chinois (années 1800), ornés d’oiseaux et de papillons sur des fonds blanc et vert, rares exemples de ce type de décor en France.
Le domaine, inscrit aux monuments historiques par arrêté du 28 décembre 2010, protège spécifiquement la maison avec ses papiers peints, la terrasse, les communs (chapelle incluse), la basse-cour et sa tour d’angle. Ces éléments illustrent l’évolution d’une maison forte médiévale en une résidence aristocratique des Lumières, tout en préservant des traces de son passé carolingien mythifié.
La localisation du domaine, à l’ouest du village entre les écarts du Pas Saint-Georges (route D1113) et du Tucot, souligne son rôle historique de contrôle des axes fluviaux et terrestres. Aujourd’hui, le site reste un témoignage architectural et mémoriel, mêlant stratigraphie médiévale, classicisme bordelais et exotisme décoratif.
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