Frise chronologique
Ier siècle
Construction de l'aqueduc romain
Construction de l'aqueduc romain
Ier siècle (≈ 150)
Pont à deux arches dit de la Bouillide.
XVIIe ou XVIIIe siècle
Dérivation de l'eau pour le moulin
Dérivation de l'eau pour le moulin
XVIIe ou XVIIIe siècle (≈ 1850)
Création d'une pièce d'eau et moulin à farine.
XIXe siècle
Transformation du moulin
Transformation du moulin
XIXe siècle (≈ 1865)
Passage de moulin à farine à moulin à huile.
1935-1970
Transformation en résidence et jardin
Transformation en résidence et jardin
1935-1970 (≈ 1953)
Aménagements par Roger Abry et Kitty Holbrook.
22 février 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
22 février 2010 (≈ 2010)
Protection du domaine en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le domaine en totalité (bâtiments ; équipements techniques du moulin ; jardin avec sa pièce d'eau et tous ses accessoires, fabriques, fontaines, jarres, sépultures canines, inscriptions ; espaces naturels, y compris la prairie humide, les parties boisées et le bief d'amenée d'eau avec sa levée de terre et son alignement de cyprès ; aqueduc romain apparent ou enterré) (cad. Valbonne AP 45, 46, 48, 49, 52 à 54 ; Vallauris AC 295, 296) : inscription par arrêté du 22 février 2010
Personnages clés
| Roger Abry - Biologiste et propriétaire |
Transforme le domaine entre 1935 et 1970. |
| Kitty Aloyse Saint-Clair Holbrook - Propriétaire et aménageuse |
Création du jardin d'agrément oriental. |
| Patlagean - Artiste sculpteur |
Contribution supposée au site paysager. |
| Marc Chagall - Artiste peintre |
Contribution supposée au site paysager. |
Origine et histoire
Le domaine des Trois Moulins de la Valmasque, situé sur les communes de Vallauris et Valbonne dans les Alpes-Maritimes, est un site historique aux influences multiples. Il abrite les vestiges d’un aqueduc romain du Ier siècle, dit de la Bouillide ou de Clausonnes, qui franchissait le ruisseau par un pont à deux arches. Ce monument antique faisait partie du réseau hydraulique d’Antipolis (Antibes), témoignant de l’ingénierie romaine dans la région.
Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, l’eau de la Valmasque est détournée pour alimenter un moulin hydraulique, initialement dédié à la farine, puis transformé en moulin à huile au XIXe siècle. Ce moulin, toujours en état de fonctionnement malgré son arrêt, conserve l’intégralité de ses mécanismes d’origine, illustrant l’évolution des activités artisanales locales.
Au XXe siècle, entre 1935 et 1970, le domaine est acquis par le biologiste Roger Abry et son épouse Kitty Holbrook, qui le transforment en résidence et en jardin d’agrément. Inspiré par des références antiques et orientales, le jardin intègre des sculptures, des topières, et un temple de Mithra, ancienne fabrique du parc de Castille dans le Gard. Cet axe symbolique, dédié au dieu perse Mithra et à Ahura Mazda, est orné de gravures représentant des scènes de tauroctonie et des animaux fabuleux.
Des artistes comme Patlagean ou Chagall auraient contribué à l’élaboration du site, ajoutant une dimension artistique et culturelle au domaine. Le jardin, structuré autour d’une pièce d’eau, mêle éléments naturels (prairie humide, cyprès) et créations humaines (fontaines, jarres, sépultures canines), reflétant les goûts éclectiques de ses propriétaires.
Le domaine, incluant l’aqueduc, le moulin, le jardin et ses fabriques, est inscrit aux monuments historiques depuis le 22 février 2010. Cette protection couvre l’ensemble du site, des bâtiments aux espaces naturels, en passant par les équipements techniques et les éléments décoratifs, préservant ainsi un patrimoine à la fois industriel, antique et paysager.