Frise chronologique
1770
Construction du pavillon
Construction du pavillon
1770 (≈ 1770)
Pour Jean-André Vassal et Marie-Catherine Riggieri.
1918
Achat par Edith Wharton
Achat par Edith Wharton
1918 (≈ 1918)
Création du jardin par Lawrence Johnston.
1937
Rachat par les Talleyrand
Rachat par les Talleyrand
1937 (≈ 1937)
Modernisation par Moreux et Gonse.
1938-1949
Travaux de Russell Page
Travaux de Russell Page
1938-1949 (≈ 1944)
Remaniement des jardins.
30 mai 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 mai 1994 (≈ 1994)
Protection des façades et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du pavillon lui-même, ainsi que son jardin et son potager avec toutes leurs constructions, y compris le mur de clôture (cad. AH 182, 213, 531 ; AB 134) : classement par arrêté du 30 mai 1994
Personnages clés
| François-Joseph Belanger - Architecte |
Attribué comme concepteur du pavillon (1770). |
| Jean-André Vassal - Commanditaire initial |
Propriétaire avec Marie-Catherine Riggieri. |
| Marie-Catherine Riggieri (dite Colombe) - Courtisane et comédienne |
Inspiratrice du nom du pavillon. |
| Edith Wharton - Romancière américaine |
Propriétaire en 1918, créatrice du jardin. |
| Lawrence Johnston - Architecte-paysagiste |
Concepteur du jardin (1918). |
| Russell Page - Architecte-paysagiste |
Remanie les jardins (1938-1949). |
Origine et histoire
Le Pavillon Colombe est un monument néo-classique construit au 3e quart du XVIIIe siècle, généralement attribué à l'architecte François-Joseph Belanger, collaborateur du comte d'Artois. Érigé en 1770 pour Jean-André Vassal et sa maîtresse, la comédienne Marie-Catherine Riggieri (dite Colombe), ce pavillon servait de maison de plaisance. Son architecture reflète le goût raffiné de l'époque pour les résidences intimistes, mêlant élégance et discrétion.
En 1918, la romancière américaine Edith Wharton acquiert le domaine et le rebaptise en hommage à la courtisane du XVIIIe siècle. Elle confie à l'architecte-paysagiste Lawrence Johnston la création d'un jardin de buis à la française, marquant une transition vers une vocation esthétique et littéraire. Le lieu devient un symbole du dialogue entre les cultures française et anglo-saxonne.
À la mort d'Edith Wharton en 1937, le domaine est racheté par le duc et la duchesse de Talleyrand, qui modernisent les lieux avec les architectes Jean-Charles Moreux et Henri Gonse. Entre 1938 et 1949, l'architecte-paysagiste Russell Page remanie le jardin, consolidant sa réputation de chef-d'œuvre horticole. Classé Monument Historique en 1994, le site protège ses façades, toitures, jardins et potager, ainsi que leur mur de clôture.