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Domaine du Troncq dans l'Eure

Domaine du Troncq

    476 Rue Nicolas le Cordier
    27110 au Troncq
Propriété d'une société privée
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
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Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Domaine du Troncq
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1514
Acquisition par Gilles Le Cordier
1742
Changement de propriétaire
1787
Rachat par les De La Haye
1890–1925
Restauration par un industriel
11 avril 1997
Inscription des façades et du parc
26 mars 1999
Classement du colombier
16 avril 2021
Nouvelle inscription de parties du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; parc (cad. B 74 à 76, 54, 73, 307, 58, 59, 56, 55) : inscription par arrêté du 11 avril 1997 - Colombier (cad. B 74) : classement par arrêté du 26 mars 1999 ; Les parties suivantes du domaine du Troncq : le grand parc avec ses portes et murs anciens de clôture ; les façades et toitures de la conciergerie et du pavillon d'entrée ; le chenil en totalité, situés 476, rue Nicolas-le-Cordier, sur les parcelles 443, 439, 458, 102, 105, 104, 103, 111, 330, figurant au cadastre section B : inscription par arrêté du 16 avril 2021

Personnages clés

Gilles Le Cordier - Premier propriétaire noble Acquiert le fief vers 1514.
Famille Savary - Propriétaires au XVIIIe siècle Possède le domaine après 1742.
Famille De La Haye - Propriétaires avant la Révolution Rachète le domaine en 1787.
Industriel d'Elbeuf (anonyme) - Propriétaire-restaurateur (1890–1925) Entreprend des restaurations majeures du château.

Origine et histoire

Le domaine du Troncq, situé dans la commune du même nom en Normandie, est un monument historique dont les origines remontent à la première moitié du XVIe siècle. Le fief fut acquis vers 1514 par Gilles Le Cordier, peu après son anoblissement, marquant le début d’une longue période de possession par cette famille jusqu’en 1742. Ce domaine illustre l’évolution architecturale des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, avec des éléments caractéristiques de chaque époque, notamment un château en brique et pierre de style Louis XIII, complété par une aile ajoutée au XVIIIe siècle.

Entre 1742 et 1787, le domaine changea de mains, passant aux familles Savary puis De La Haye. Une phase majeure de restauration intervint entre 1890 et 1925, lorsqu’un industriel d’Elbeuf en devint propriétaire. Ce dernier entreprit d’importantes campagnes de restauration du château, y ajoutant des extensions néo-Louis XIII avant 1920, tout en préservant l’intégrité du parc, dont les bosquets et le tracé correspondent encore aux dessins anciens. Le colombier octogonal, construit entre la seconde moitié du XVIe siècle et le début du XVIIe, témoigne également de cette période.

Le domaine du Troncq se compose aujourd’hui d’un château, d’un colombier classé Monument Historique depuis 1999, et d’un parc clos de murs, dont les façades, toitures et éléments paysagers sont protégés par des arrêtés d’inscription en 1997 et 2021. Les dépendances, transformées au XXe siècle, complètent cet ensemble qui allie patrimoine architectural et historique. Bien que propriété d’une société privée, certaines parties pourraient être accessibles pour des visites ou des événements, bien que cela ne soit pas précisé dans les sources disponibles.

L’histoire du domaine reflète les mutations sociales et économiques de la Normandie, depuis son acquisition par une famille nouvellement anoblie jusqu’à son rachat par un industriel au XIXe siècle. Les restaurations du début du XXe siècle montrent une volonté de préserver le caractère historique du lieu, tout en l’adaptant aux usages modernes. Le parc, particulièrement bien conservé, offre un exemple remarquable de l’art des jardins des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des bosquets et des murs de clôture d’origine.

Les protections successives (1997, 1999, 2021) soulignent la valeur patrimoniale du domaine, tant pour son architecture que pour son paysage. Le colombier, classé séparément, est un élément rare et emblématique des domaines seigneuriaux de l’époque moderne. Les façades et toitures du château, ainsi que les éléments du parc, sont autant de témoignages de l’évolution des goûts et des techniques à travers les siècles.

Liens externes