Domaine à Saint-Michel-Tuboeuf dans l'Orne

Domaine

  • 61300 Saint-Michel-Tubœuf
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1640
Érection en marquisat
XVIIe siècle
Construction du château
Fin du XVIIe siècle
Construction de l'orangerie
14 décembre 1992
Protection du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, des quatre pavillons de la cour d'honneur et des écuries ; cour d'honneur et murs qui la bordent, douves sèches et pont-dormant ; façades et toitures des deux pavillons d'entrée et de la grange ; façades et toitures de l'orangerie ; petit parc, y compris le potager et ses murs (délimité par plan annexé à l'arrêté) (cad. E1 65 à 72, 120 ; E2 124) : classement par arrêté du 14 décembre 1992

Personnages clés

Jean Courtin Propriétaire ayant fait ériger la terre en marquisat et construit le château vers 1640.
Marquis de Fribois Propriétaire du château au XVIIIe siècle.
Nicolas-René Berryer Lieutenant de police de Paris et propriétaire du château au XVIIIe siècle.

Origine et histoire

Le château de Tubœuf s'élève sur l'emplacement d'une ancienne forteresse médiévale, à Tubœuf, aujourd'hui intégré à Saint-Michel-Tubœuf (Orne, Normandie). Cette place-forte a joué un rôle important pendant la première moitié de la guerre de Cent Ans, lors des affrontements entre les troupes françaises et les effectifs anglo-navarrais. Au XVIIe siècle, la forteresse fut remplacée par un ensemble composé d'un logis et de pavillons symétriques, bâti en pierre et en brique. L'édifice, élevé vers 1640 par Jean Courtin qui fit ériger la terre en marquisat, est une demeure de style classique. Au XVIIIe siècle, la propriété passa au marquis de Fribois, puis à Nicolas-René Berryer, lieutenant de police de Paris. Les murs des pavillons d'entrée et les ouvertures sont ornés de chaînages en brique rose, et les pavillons d'angle de la cour d'honneur avaient été prévus pour la défense. La tour Est réemploie une ancienne fenêtre en accolade du XVe siècle, probablement provenant de l'ancien château. À proximité se trouve une orangerie en brique rose, construite à la fin du XVIIe siècle ; elle s'ouvre par une grande porte centrale encadrée de pilastres plats en brique et surmontée d'un fronton triangulaire. Le château est resté inachevé, comme l'attestent l'absence de l'aile droite et l'absence des lucarnes ouvragées destinées à terminer les travées de fenêtres. Propriété privée non ouverte au public, le domaine est partiellement protégé au titre des monuments historiques : les façades et toitures du château, des quatre pavillons de la cour d'honneur et des écuries, la cour d'honneur et ses murs, les douves sèches et le pont dormant, ainsi que les façades et toitures des deux pavillons d'entrée, de la grange et de l'orangerie, et le petit parc incluant le potager et ses murs, sont protégés par l'arrêté du 14 décembre 1992.

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