Date gravée sur pierre 1624 (≈ 1624)
Atteste de la construction initiale.
1ère moitié du XVIIe siècle
Période de construction
Période de construction 1ère moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Maison forte et ses dépendances.
1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1992 (≈ 1992)
Protection de l'ensemble des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments, y compris l'aire à battre (cad. A 6) : inscription par arrêté du 2 décembre 1992
Personnages clés
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Origine et histoire du Manoir d'Issenges
Le domaine rural d'Issenges, situé à Bédouès-Cocurès en Lozère, est une maison forte construite au cours de la première moitié du XVIIe siècle. Ce monument représente un exemple typique de domaine seigneurial rural hérité du Moyen Âge, avec une continuité remarquable de ses structures architecturales. L'ensemble se compose de trois corps de bâtiments : un corps principal presque carré et deux ailes basses de communs qui encadrent une cour fermée, ouverte à l'est sur un jardin. L'accès se fait par un porche voûté situé à l'angle sud du bâtiment principal, qui devait à l'origine comporter quatre échauguettes d'angle, une tour centrale abritant un escalier à vis, et une entrée surmontée d'un fronton. Ces éléments défensifs, renforcés par des bouches à feu et un chemin de ronde ou une bretèche au-dessus de la porte, ont été en partie démolis ou modifiés, ne laissant aujourd'hui qu'un corbeau visible. Les fenêtres à meneaux ont, quant à elles, été conservées, et une pierre porte la date de 1624, attestant de cette période de construction.
Le manoir d'Issenges a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 2 décembre 1992, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Renaud Camus le décrit comme « la demeure plus désirable » de la Lozère, soulignant la perfection de ses volumes, de ses accents architecturaux, et son intégration harmonieuse dans le paysage des pentes occidentales du massif de la Lozère, ouvertes à l'ouest. Ce domaine illustre l'évolution des résidences seigneuriales rurales, passant d'une vocation défensive à une fonction plus résidentielle et esthétique, tout en conservant des traces de son origine médiévale.
Les éléments protégés incluent l'ensemble des bâtiments ainsi que l'aire à battre, reflétant l'importance historique et agricole du site. Bien que certaines modifications aient altéré son aspect initial, comme la démolition des échauguettes et le rabaissement de la tour centrale, le domaine conserve une cohérence architecturale remarquable, témoignant de son passé seigneurial et de son adaptation aux besoins des époques successives.