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Domaine de Luchat en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Domaine de Luchat

    21 Allée du Logis
    17600 Luchat

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
avant 1370
Origine du fief
1446
Premier propriétaire connu
1595
Mariage de Marie de Saint-Martin
1714
Acquisition par Gérauld Galibert
2 septembre 1994
Classement du pigeonnier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pigeonnier (cad. A 1047) : classement par arrêté du 2 septembre 1994

Personnages clés

Savary de Ransanne - Premier propriétaire connu Mentionné en 1446 comme seigneur.
Marie de Saint-Martin - Héritière du domaine Épouse René Arnaud en 1595.
Martin de Bergeron - Directeur des fortifications Propriétaire en 1643, ingénieur militaire.
Jean-Pierre Labat - Conseiller du roi Acquiert le domaine en 1714.
André-Pharamond de Saint-Légier - Contre-amiral en retraite Propriétaire en 1809, noble saintongeais.

Origine et histoire

Le domaine de Luchat, situé à Luchat en Charente-Maritime, est un logis construit au 4e quart du XVIe siècle. Il surplombe la vallée de l'Arnoult, au nord du bourg, et se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire, d'une cour bordée de dépendances et d'un jardin à la française. Son colombier seigneurial circulaire, daté de la même période, est un rare vestige classé monument historique depuis 1994, témoignant de son statut féodal.

L'origine du fief de Luchat remonte à avant 1370, comme en attestent les devoirs des seigneurs envers les barons Didonne. Le premier propriétaire connu, Savary de Ransanne, est mentionné en 1446. Au XVIe siècle, la seigneurie passe aux mains des Saint-Martin, puis à René Arnaud par mariage en 1595. Le domaine change ensuite plusieurs fois de propriétaires, dont Isaac Le Tourneur, René Bauld, et Martin de Bergeron, ce dernier étant directeur des fortifications de Brouage.

Au XVIIIe siècle, le domaine est acquis en 1714 par Gérauld Galibert, puis cédé à Jean-Pierre Labat, conseiller du roi. Après sa mort en 1746, il revient à son neveu, Pierre Darthez-Labat. Pendant la Révolution, le château reste dans la famille malgré l'emprisonnement de Marie-Catherine Lardreau en 1794. En 1809, il est vendu à l'amiral André-Pharamond de Saint-Légier, puis en 1824 au sous-préfet Denis-René-Charles de Gigord.

L'architecture du domaine reflète ses transformations successives. Le logis, réaménagé après 1714, présente une toiture à combles brisés et une asymétrie due à l'intégration d'un pavillon du XVIe siècle abritant un escalier au XVIIIe siècle. Le pigeonnier, isolé au nord-ouest, est un édifice en pierre de taille doté de 400 boulins en terre cuite, d'une coupole à assises concentriques et de trois lucarnes, couronné par un lanternon.

Le jardin à la française, composé de buis taillés et de petites allées, s'ouvre sur un bois par un portail mouluré et une grille en fer forgé d'origine. L'intérieur conserve un escalier du XVIIIe siècle, à volées droites et rampe en fer forgé. Le domaine illustre ainsi l'évolution architecturale et sociale d'une seigneurie saintongeaise sur plusieurs siècles.

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