Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIIe siècle (≈ 1350)
Tour cylindrique et enceinte castrale édifiées.
12 juillet 1963
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
12 juillet 1963 (≈ 1963)
Protection officielle des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon (cad. A 913) : inscription par arrêté du 12 juillet 1963
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
Le donjon d'Espirat, classé Monument Historique depuis 1963, est un ouvrage défensif du XIIIe siècle situé dans le Puy-de-Dôme. Il s’agit d’une tour cylindrique dont l’entrée, située au premier étage, était accessible par un pont-levis ou une galerie mobile, selon les usages militaires de l’époque. La base de la tour, surélevée de plusieurs mètres, conserve des traces des systèmes de fixation des poutres (trous carrés sous la porte plein cintre), ainsi que des corbelets soutenant le tympan monolithique. Ce donjon, aujourd’hui découronné et rasé au niveau du second étage, présente des vestiges de son escalier primitif et des ouvertures défensives comme des archères et meurtrières.
L’enceinte castrale dont il fait partie a laissé des éléments de muraille significatifs, bien que les voûtes des étages inférieurs aient été détruites. Unique exemple régional de donjon de place-forte avec ceux de Montpeyroux et La Sauvetat, il illustre l’architecture militaire médiévale adaptée aux contraintes topographiques. Son état actuel, partiellement dégradé, permet néanmoins d’étudier les techniques de construction défensive du XIIIe siècle, comme l’élévation des accès pour se prémunir des assauts directs.
La localisation du donjon, près de l’église d’Espirat (adresse recensée : place de l'Église ou 7 Rue des Marronniers), reflète son rôle central dans l’organisation spatiale du village. Les dispositifs défensifs – entrée surélevée, ouvertures étroites – soulignent sa fonction à la fois symbolique (pouvoir seigneurial) et pratique (protection des habitants). L’inscription au titre des Monuments Historiques en 1963 a permis de préserver ces vestiges, malgré leur altération partielle au fil des siècles.