Frise chronologique
950
Première mention écrite
Première mention écrite
950 (≈ 950)
Document attestant le site de Châteaumur.
XIIe-XIVe siècles
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Période édification château et donjon.
1789-1799
Destruction des églises
Destruction des églises
1789-1799 (≈ 1794)
Incendies pendant la Révolution française.
1825
Fusion des paroisses
Fusion des paroisses
1825 (≈ 1825)
Réunion Châtelliers et Châteaumur en une commune.
1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1979 (≈ 1979)
Inscription donjon et porte d’enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon de Châteaumur et porte de son enceinte (ruines) (cad. C 506, 507) : inscription par arrêté du 14 novembre 1979
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
Le donjon de Châteaumur, situé dans la commune des Châtelliers-Châteaumur en Vendée, est un vestige médiéval des XIIe et XIVe siècles. Il constituait le cœur d’un château fort, siège d’une baronnie puissante relevant de Thouars, mentionnée dès 950 dans les archives. Ce site stratégique dominait 32 paroisses environnantes et disposait d’un droit de justice, reflétant son importance politique et militaire jusqu’à la Révolution.
À l’origine, Châteaumur et Les Châtelliers formaient deux paroisses distinctes, la première étant bien plus prospère grâce à son château et son agglomération entourant la forteresse. Les deux églises locales furent détruites pendant la Révolution, et seule celle des Châtelliers fut reconstruite, entraînant la fusion des deux paroisses en 1825. Le donjon, aujourd’hui en ruines, reste le symbole de cette histoire contrastée, entre pouvoir féodal et déclin post-révolutionnaire.
Le territoire des Châtelliers-Châteaumur, marqué par des reliefs comme la butte de Châteaumur (212 m d’altitude), conserve aussi des traces archéologiques, dont un souterrain refuge à la Marronnière et des tumulus d’origine incertaine. La commune, traversée par la Sèvre Nantaise, a su préserver des éléments patrimoniaux comme des lavoirs rénovés et le parc des Lavandières, tout en intégrant une activité industrielle récente.
Classé Monument Historique en 1979 pour ses ruines (donjon et porte d’enceinte), le site illustre l’évolution d’un lieu de pouvoir médiéval en un patrimoine local valorisé. La toponymie révèle aussi son histoire : le nom révolutionnaire de « Libre-Mur » et l’appellation poitevine « Chatelàe » pour Les Châtelliers. Aujourd’hui, le donjon et son enceinte offrent un témoignage tangible de l’architecture défensive des XIIe et XIVe siècles.