Frise chronologique
XIe siècle
Première mention du fief
Première mention du fief
XIe siècle (≈ 1150)
Propriété de Lisois d’Amboise, compagnon de Foulques Nerra.
Fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
Fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Intégré à un château aujourd’hui disparu.
18 juin 1962
Classement monument historique
Classement monument historique
18 juin 1962 (≈ 1962)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon (vestiges) (cad. D 65) : inscription par arrêté du 18 juin 1962
Personnages clés
| Lisois d’Amboise - Seigneur du fief au XIe siècle |
Compagnon de Foulques Nerra, premier propriétaire connu. |
| Foulques Nerra - Comte d’Anjou (987-1040) |
Associé à Lisois d’Amboise, propriétaire du fief. |
Origine et histoire
Le donjon de Cigogné est une tour carrée, dernier vestige d’un château médiéval construit à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Situé dans le chef-lieu de la commune, il se dresse à proximité immédiate de l’église Notre-Dame, au nord-est de celle-ci. Ce donjon, de plan carré, était initialement relié à un corps de bâtiment aujourd’hui disparu, dont il ne subsiste qu’un pan de mur. Il constituait le siège d’un fief laïc dépendant de l’archevêché de Tours, illustrant une dualité de pouvoir entre l’Église et la noblesse locale.
La tour, construite en moellons irréguliers avec des chaînages d’angle en grand appareil, a perdu son couronnement originel. Ses quatre angles portaient autrefois des échauguettes en encorbellement, soutenues par des culs-de-lampe encore partiellement visibles. Le rez-de-chaussée, voûté en berceau, contraste avec les étages supérieurs, autrefois séparés par des planchers. Une fenêtre à meneau surmontée d’un oculus éclaire la façade ouest du premier étage, accessible aujourd’hui par un escalier extérieur en bois. Un souterrain, désormais muré, est signalé à sa base.
Le fief de Cigogné était déjà mentionné au XIe siècle comme propriété de Lisois d’Amboise, compagnon de Foulques Nerra, comte d’Anjou. Ce face-à-face architectural entre le donjon (fief laïc) et l’église (dépendante de l’abbaye Saint-Julien de Tours) symbolise les tensions et collaborations entre pouvoir séculier et religieux au Moyen Âge. À proximité, une fuye circulaire en ruine, datant probablement du XVIe siècle, témoigne de l’évolution ultérieure du site.
Classé monument historique depuis le 18 juin 1962, le donjon ne se visite pas, restant une propriété privée. Son état actuel reflète à la fois son importance passée et les transformations subies au fil des siècles, depuis sa construction jusqu’à l’effacement progressif des autres éléments du château.