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Donjon de Fauguerolles à La Croix-Blanche dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Donjons

Donjon de Fauguerolles

    183 Allee de Fauguerolles
    47340 La Croix-Blanche
Propriété privée
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1259
Hommage pour le castrum
1376
Résidence de Jean de Monfabès
fin XIIIe - début XIVe siècle
Construction estimée du donjon
1592
Disparition de l'enceinte
1715
Devis de réparation
1950
Classement monument historique
1989
Prix *Demeures et châteaux du Soleil*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon de Faugerolles (ruines) (cad. C 84) : inscription par arrêté du 20 juin 1950

Personnages clés

Arnaud et Gaufred - Coseigneurs Rendent hommage en 1259.
Guillaume Montravel - Bénéficiaire royal Reçoit le castrum confisqué.
Jean de Monfabès - Seigneur résident Vit au château en 1376.
Famille de Galibert - Propriétaires (XIXe) Derniers seigneurs connus.
Bertrand de Fauguerolles - Seigneur contemporain Associé aux modifications du XIVe.

Origine et histoire

Le donjon de Fauguerolles se dresse sur l’ancienne route romaine reliant Agen, Eysses et Périgueux, dans le département de Lot-et-Garonne. Construit à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, il appartenait à une famille coseigneure du fief, mentionnée dès 1259 lorsque les frères Arnaud et Gaufred rendent hommage pour le castrum de Falgairolas. Ce site, initialement un village fortifié, fut confisqué par le roi d’Angleterre peu après, puis cédé à Guillaume Montravel. La tour, isolée du castrum originel, fut modifiée ultérieurement pour devenir habitable, peut-être sous Jean de Monfabès (1376) ou Bertrand de Fauguerolles.

La seigneurie de Fauguerolles fut partagée entre de nombreuses familles coseigneures, dont les Durfort, Montpezat-Laugnac, Sarrau-d’Arasse, et bien d’autres. Après 1592, une grande partie des enceintes et bâtiments annexes disparut, ne laissant que la tour au XVIIIe siècle. En 1715, un devis de réparations révèle l’absence de planchers et une toiture à pavillon, ainsi qu’une chapelle dédiée à Notre-Dame, aujourd’hui disparue. La tour, propriété de la famille de Galibert au XIXe siècle, fut classée monument historique en 1950 et primée par l’association Vieilles Maisons Françaises en 1989.

Architecturalement, le donjon est une tour quadrangulaire de trois étages, aux murs épais de 1,20 m, avec des contreforts d’angle et une porte à cintre brisé. Une fenêtre géminée, refaite au XVe siècle, et des traces d’une bretèche (corbeaux visibles) témoignent de ses transformations. À l’origine reliée à d’autres bâtiments, la tour abritait probablement un accès souterrain ou une cave, suggéré par un soupirail carré. Les courtines et autres tours ont aujourd’hui disparu, ne laissant que ce vestige emblématique de l’histoire féodale agenaise.

Liens externes