Frise chronologique
Xe siècle
Origines de la seigneurie
Origines de la seigneurie
Xe siècle (≈ 1050)
Établissement de la lignée seigneuriale de Brezons.
XIVe siècle
Destruction du premier château
Destruction du premier château
XIVe siècle (≈ 1450)
Incendié par Renaud de Murat.
XVe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
XVe siècle (≈ 1550)
Édification du donjon actuel.
1622
Extinction de la lignée
Extinction de la lignée
1622 (≈ 1622)
Fin des seigneurs de Brezons.
1628
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel
1628 (≈ 1628)
Ordre de Richelieu après les guerres de Religion.
11 avril 1958
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 avril 1958 (≈ 1958)
Inscription officielle du donjon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon de la Boyle (cad. B 1211) : inscription par arrêté du 11 avril 1958
Personnages clés
| Renaud de Murat - Seigneur rival |
Brûla le premier château au XIVe siècle. |
| Charles de Brezons (1545–1609) - Gouverneur de Haute-Auvergne |
Nommé par la famille de Guise. |
| Richelieu - Cardinal et ministre |
Ordonna le démantèlement en 1628. |
Origine et histoire
Le donjon de la Boyle, situé à Brezons dans le Cantal, est le dernier vestige d’un château seigneurial construit au XVe siècle. Il appartenait à une puissante lignée auvergnate établie depuis le Xe siècle, qui s’éteignit en 1622. Le château, partiellement démantelé en 1628 sur ordre de Richelieu après les guerres de Religion, ne conserve aujourd’hui que ce donjon, élément central de la forteresse. Son architecture combine un plan rectangulaire et une tourelle à escalier en vis, typique des constructions défensives de l’époque.
Le donjon présente un rez-de-chaussée surélevé au-dessus d’un sous-sol voûté en berceau, divisé en deux pièces voûtées d’ogives. Les étages supérieurs, accessibles par l’escalier en colimaçon, reproduisent cette disposition, bien que les salles y soient couvertes de plafonds en bois. Le chemin de ronde, percé de mâchicoulis et d’archères, couronne l’édifice. Une légende locale raconte que les pies, excommuniées pour leurs vols, ne franchiraient pas la frontière marquée par ce donjon.
La seigneurie de Brezons joua un rôle notable en Haute-Auvergne, fournissant deux abbés à la Chaise-Dieu (XIIe–XIIIe siècles) et un gouverneur, Charles de Brezons (1545–1609), nommé par les Guise. Le premier château, détruit au XIVe siècle par Renaud de Murat, fut reconstruit au XVe siècle. Le donjon, classé Monument Historique en 1958, témoigne de ce passé féodal. L’appellation la Boyle, récente (années 1960), remplace les anciens noms Laboual ou la Bohal.