Construction initiale XIe–XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la forteresse et du donjon.
XIVe siècle
Modification des défenses
Modification des défenses XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement des hourds par des mâchicoulis.
XVe–XVIIe siècle
Propriété des Chasteigner
Propriété des Chasteigner XVe–XVIIe siècle (≈ 1750)
Période d’appartenance à cette famille.
23 janvier 1942
Classement monument historique
Classement monument historique 23 janvier 1942 (≈ 1942)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon : classement par arrêté du 23 janvier 1942
Personnages clés
Famille de Chasteigner - Propriétaires (XVe–XVIIe siècle)
Possédait le donjon pendant trois siècles.
Origine et histoire du Donjon
Le donjon de La Roche-Posay est un édifice médiéval défensif, vestige d’un ancien château situé dans la commune du même nom, en Nouvelle-Aquitaine. Construite entre le XIe et le XIIe siècle, cette forteresse en pierre de tuffeau présentait initialement des hourds en bois, remplacés au XIVe siècle par une couronne de mâchicoulis. Ses dimensions imposantes (14 mètres de largeur, 23 mètres de hauteur, murs de 2,5 mètres d’épaisseur) reflètent son rôle stratégique dans la région.
Au XVe siècle, le donjon passe sous la propriété de la famille de Chasteigner, qui le conserve jusqu’au XVIIe siècle. À l’origine, il comportait quatre étages, dont deux ont disparu, laissant place à une plate-forme sommitale aujourd’hui inaccessible. L’un des étages restants, voûté en berceau, est remarqué pour son acoustique exceptionnelle. Classé monument historique en 1942 (après une première inscription en 1927), il témoigne de l’architecture militaire médiévale et de son évolution à travers les siècles.
Le donjon s’inscrit dans le paysage des châteaux de la Vienne, région marquée par des conflits féodaux et des enjeux de contrôle territorial. Son état de conservation et ses caractéristiques (contreforts, tuffeau) en font un exemple typique des donjons poitevins. Bien que partiellement modifié au fil des siècles, il reste un symbole du patrimoine défensif local, aujourd’hui protégé et mis en valeur comme élément du patrimoine national.