Frise chronologique
Ve siècle
Premier « castrum » mentionné
Premier « castrum » mentionné
Ve siècle (≈ 550)
Grégoire de Tours évoque une forteresse en 491.
1013–1035
Construction du donjon actuel
Construction du donjon actuel
1013–1035 (≈ 1024)
Bâti par Foulques Nerra, daté par dendrochronologie.
1042
Siège et capture du comte de Blois
Siège et capture du comte de Blois
1042 (≈ 1042)
Emprisonnement après un assaut avorté.
1205
Intégration au domaine royal
Intégration au domaine royal
1205 (≈ 1205)
Pris par Philippe Auguste aux Plantagenêts.
XVe siècle
Transformation en prison d’État
Transformation en prison d’État
XVe siècle (≈ 1550)
Utilisation jusqu’en 1926, cachots célèbres.
1862
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1862 (≈ 1862)
Première protection officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : classement par liste de 1862 ; Porte de l'enceinte du château : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Ancien palais royal (logis royal) : classement par liste de 1889 ; Partie d'enceinte Nord-Ouest dominant la rue des Fossés-Saint-Ours et reliant la porte principale du château à la base du logis royal au Nord (cad. AW 137) : inscription par arrêté du 8 août 1962
Personnages clés
| Foulques Nerra - Comte d’Anjou (987–1040) |
Commanditaire du donjon entre 1013 et 1035. |
| Grégoire de Tours - Historien franc (538–594) |
Mentionne un « castrum » à Loches en 491. |
| Ludovico Sforza - Duc de Milan (1452–1508) |
Prisonnier et artiste, meurt dans sa cellule. |
| Jeanne d’Arc - Héroïne de la guerre de Cent Ans |
Rencontre Charles VII à Loches en 1429. |
| Philippe Auguste - Roi de France (1180–1223) |
Intègre Loches au domaine royal en 1205. |
| Charles VII - Roi de France (1422–1461) |
Réside souvent au logis royal avec Agnès Sorel. |
Origine et histoire
Le donjon de Loches, construit dans la première moitié du XIe siècle par Foulques Nerra, comte d’Anjou, est l’un des plus anciens donjons romans en pierre de France. Il s’inscrit dans un complexe militaire stratégique, conçu pour contrôler la vallée de l’Indre et rivaliser avec les comtes de Blois pour la domination de la Touraine. Son architecture, marquée par une tour maîtresse de 36 mètres et un petit donjon renforcé de contreforts, reflète les innovations défensives de l’époque. Le site, occupé dès l’Antiquité, était déjà mentionné par Grégoire de Tours au Ve siècle comme une forteresse (« castrum »).
La forteresse de Loches joue un rôle clé dans les conflits médiévaux, notamment entre les maisons d’Anjou et de Blois. En 1042, le comte de Blois est capturé et emprisonné dans le donjon après un siège avorté. Foulques Nerra, puis son fils Geoffroy Martel, utilisent Loches comme base pour des incursions en territoire ennemi. La paix n’est rétablie qu’en 1044, après la victoire angevine à la bataille de Nouy. Le donjon, symbole de puissance, est aussi un lieu de détention pour des prisonniers de guerre, comme Geoffroy de Donzy, seigneur de Saint-Aignan.
Au XIIe siècle, le château passe aux mains des Plantagenêts, puis est repris par Philippe Auguste en 1205, intégrant ainsi le domaine royal. Henri II Plantagenêt renforce les remparts et les douves au XIIe siècle, tandis que Louis IX (Saint-Louis) en fait une résidence royale au XIIIe. Le logis royal, construit aux XIVe et XVe siècles sous Charles V et Charles VI, accueille des figures historiques comme Jeanne d’Arc en 1429. À partir du XVe siècle, le donjon est transformé en prison d’État, abritant des prisonniers illustres comme Ludovico Sforza, duc de Milan, qui y meurt en 1508 après y avoir peint des fresques dans sa cellule.
L’architecture du donjon évolue avec les progrès militaires. La tour ronde, construite au XVe siècle (peut-être sous Charles VII), remplace partiellement les défenses médiévales, adaptées aux canons. La Porte royale, remaniée aux XIIIe et XVe siècles, illustre cette modernisation, avec ses mâchicoulis et ses archères-canonnières. Le site, classé Monument historique dès 1862, comprend aussi une collégiale (Saint-Ours), un logis royal, et des enceintes successives, témoignant de son importance stratégique et symbolique.
Le donjon de Loches, utilisé comme prison jusqu’en 1926, conserve des traces de ses fonctions carcérales, comme le cachot de Ludovico Sforza ou la « salle de la Torture ». Pendant la Révolution, le château est pillé et partiellement ruiné, avant des restaurations au XIXe siècle. Aujourd’hui, le site, propriété de la commune, est ouvert au public et offre un panorama complet de l’évolution des forteresses médiévales, des origines romaines à la Renaissance.
Les fouilles archéologiques et les analyses dendrochronologiques confirment que le donjon a été bâti entre 1013 et 1035, en quelques années seulement. Ses murs épais (jusqu’à 3,40 mètres à la base) et ses contreforts semi-cylindriques en font un modèle d’architecture militaire romane. Le site, avec ses 4,77 hectares ceints d’une enceinte de 1,1 km, domine toujours la vallée de l’Indre, rappelant son rôle historique de verrou stratégique entre Anjou, Touraine et Orléanais.
Devenir actuel
Aujourd'hui le donjon de Loches est ouvert toute l'année aux visites. Il permet de découvrir un pièce majeure de l'art de la guerre au moyen-âge. Et nous plonge dans l'histoire par la découverte des techniques défensives, des cachots, des salles de tortures, du logis du gouverneur. De 40m au dessus du sol à 20m sous le niveau du sol dans ses souterrains!
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : La Cité Royale (donjon et logis royal) est ouverte toute l?année, tous les jours.
Jours d'ouverture : Fermetures annuelles : 1er janvier et 25 décembre
Horaires d'ouverture : - 01 avril - 30 septembre : 9 h - 19 h
- 1er octobre - 31 mars : 9 h 30 - 17 h
Tarifs de visite : - Plein tarif : 8,50 €
- Tarif réduit : 6,50 € - Enfants de 7 à 18 ans, étudiants (sur présentation de la carte d'étudiant), enseignants (sur présentation d'un justificatif professionnel), groupes à partir de 10 personnes, carte d'invalidité,
Contact organisation : Réservation
- Obligatoire : groupes (à partir de 10 personnes) ; activités pédagogiques ; visites guidées en langues étrangères (anglais, italien, espagnol) ; visite du logis royal avec monte-escalier (Scalamobil) pour les personnes à mobilité réduite.
Equipements et Détails
- Accès handicapé
- Animations
- Animaux non admis
- Guide
- Parking à proximité