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Donjon de Montignac-Charente en Charente

Patrimoine classé Patrimoine défensif Donjons

Donjon de Montignac-Charente

    8 Place des Tours
    16330 Montignac-Charente
Propriété de la commune
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Donjon de Montignac-Charente
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1800
1900
2000
IXe siècle
Retranchement comtal
1018
Construction initiale
1140
Donjon carré
1220
Passage aux Lusignan
1399
Achat par les La Rochefoucauld
1840
Démantèlement partiel
1962
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes du donjon rectangulaire ; la porte de l'enceinte y compris les deux tours qui l'encadrent (cad. C 1028) : inscription par arrêté du 28 mai 1962

Personnages clés

Guillaume II Taillefer - Comte d’Angoulême (mort en 1018) Commanditaire initial avec les pierres d’Andone
Vulgrin II d’Angoulême - Comte d’Angoulême (XIIe siècle) Constructeur du donjon carré vers 1140
Hugues X de Lusignan - Seigneur et héritier (1220) Transmet le château à son fils Guillaume
Guillaume de Valence - Comte de Pembroke (XIIIe siècle) Fils de Hugues X, propriétaire en 1243
Pierre II d’Amboise - Vicomte de Thouars (XIVe siècle) Propriétaire vers 1350
Famille La Rochefoucauld - Barons de Montignac (1399–Révolution) Derniers propriétaires avant la vente révolutionnaire

Origine et histoire

Le donjon de Montignac-Charente est l’unique vestige significatif du château médiéval érigé sur une terrasse surplombant la Charente. Bâti à partir des matériaux du château d’Andone, détruit par Guillaume II Taillefer (comte d’Angoulême mort en 1018), il fut renforcé au XIIe siècle par Vulgrin II Taillefer, qui y ajoutait un donjon carré et une enceinte. Le site, stratégique, contrôlait le carrefour de deux voies romaines et un retranchement comtal du IXe siècle contre les Normands.

Au XIIe siècle, le château fut disputé entre Gérard de Blaye (soutenu par des seigneurs de Saintonge et du Poitou) et Vulgrin II, allié au duc d’Aquitaine. Ce dernier y construisit le donjon actuel vers 1140, tandis que les tours rondes datent du XIIIe siècle. Le fief passa aux Lusignan en 1220 via Hugues X, puis à son fils Guillaume de Valence en 1243. Au XIVe siècle, Pierre II d’Amboise en devint propriétaire avant sa vente aux La Rochefoucauld en 1399, qui le conservèrent jusqu’à la Révolution.

Les fortifications, remaniées à plusieurs reprises, furent partiellement démantelées vers 1840. La chapelle castrale Sainte-Marie disparut entre 1940 et 1950, tandis que le prieuré Saint-Étienne (fondé en 1030) fut démoli en 1960, ses pierres servant à restaurer le donjon. Aujourd’hui, subsistent la porte d’entrée flanquée de deux tours rondes, des vestiges de remparts, et le donjon tronqué, classé Monument Historique en 1962. Le souterrain aménagé sous le donjon et l’emplacement de l’ancienne basse cour (actuel champ de foire) témoignent de son importance passée.

Le château illustre les conflits féodaux en Angoumois, entre comtes d’Angoulême, vicomtes de Marcillac, et seigneurs de Saintonge. Son déclin débuta au XVIIe siècle, lorsque les La Rochefoucauld autorisèrent les habitants à construire contre les murailles. Les vestiges actuels, propriété communale, offrent un panorama sur la vallée et rappellent son rôle de châtellenie épiscopale puis baronnie.

Les sources archéologiques et iconographiques (comme une aquarelle du XIIIe siècle) révèlent l’existence passée de deux tours à poivrières aujourd’hui disparues. Le linteau du XVe siècle sur une porte atteste de transformations tardives, tandis que l’absence de fossés visibles suggère une adaptation topographique à la terrasse dominante.

Liens externes