Fondation de la bastide 1271 (≈ 1271)
Création par Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX
4e quart XVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Ajout défensif à la place-forte existante
14 avril 2003
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 14 avril 2003 (≈ 2003)
Protection totale du donjon et de son fossé
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le donjon en totalité, y compris son assiette foncière et son fossé (cad. A 1054, 14) : inscription par arrêté du 14 avril 2003
Personnages clés
Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide
Frère de Louis IX, initie la ville en 1271
Origine et histoire du Donjon
Le donjon de Salles-sur-l'Hers est un édifice militaire construit au 4e quart du XVe siècle, situé dans le village du même nom, en Occitanie. Ce monument, de plan quadrangulaire, s’élève sur trois étages au-dessus d’un rez-de-chaussée voûté, desservi par un escalier en vis semi hors-œuvre. Il est le dernier vestige d’une place-forte médiévale aménagée sur une butte naturelle à l’est de l’ancienne bastide fondée en 1271 par Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX. Les planchers et la toiture ont aujourd’hui disparu, mais la structure conserve son fossé et son assiette foncière, protégés depuis 2003.
La bastide de Salles-sur-l'Hers, créée à la fin du XIIIe siècle, s’inscrit dans le mouvement de fondation de villes nouvelles en Languedoc sous l’impulsion des Capétiens. Le donjon, ajouté deux siècles plus tard, renforçait les défenses d’un site stratégique, probablement en réponse aux tensions régionales de la fin du Moyen Âge. Son inscription comme Monument Historique en 2003 souligne son importance patrimoniale, bien que son état actuel — partiellement ruiné — limite son accessibilité.
Architecturalement, le donjon illustre la transition entre les châteaux forts médiévaux et les résidences seigneuriales de la Renaissance. Son rez-de-chaussée voûté suggérait un usage de stockage ou de défense, tandis que les étages supérieurs, aujourd’hui disparus, devaient abriter des espaces de vie. La présence d’un fossé et d’un escalier en vis témoigne de son rôle défensif, typique des constructions militaires de l’époque. Les sources mentionnent une localisation approximative, avec une précision cartographique jugée médiocre (note 5/10).