Origine et histoire du Donjon
Le donjon de Septmonts, intégré au château du même nom, fut construit entre le XIIIe et le XVIe siècle sur ordre des évêques de Soissons. La partie la plus ancienne, datant du XIIIe siècle, fut érigée sous Jacques de Bazoches, tandis que la salle Saint-Louis, abritant une chapelle, remonte à cette époque. Le donjon et la tour carrée, hauts de 47 mètres avec sept étages desservis par un escalier à vis, furent édifiés à partir de 1373 par Simon de Bucy, évêque de Soissons de 1362 à 1404. Ces éléments défensifs, entourés de douves et d’une enceinte, illustrent l’architecture militaire médiévale.
Au XVIe siècle, Symphorien de Bullioud, évêque de Soissons, fit construire le logis Renaissance, dit « palais des évêques », où il mourut en 1534. Le site, abandonné à la fin du XVIIe siècle, fut racheté en 1864 par le peintre Jacques-Edmond Leman, puis restauré partiellement par Antoinette Leininger, baronne d’Ezpeleta, à partir de 1877. Bombardé en 1918, le logis resta en ruines jusqu’à sa sauvegarde par l’Association des amis de Septmonts en 1971. Le donjon, classé monument historique dès 1920, servit même de décor au film Le Frisson des vampires (1971) de Jean Rollin.
Le château, acquis par la commune en 1978 (la tour carrée en 1999), comprend aussi une chapelle Saint-Louis des XIVe–XVe siècles, des caves voûtées extérieures, et un parc avec arboretum. Les vestiges, dont deux tourelles et des douves, témoignent de son passé défensif et résidentiel. Aujourd’hui, le site accueille des expositions et le festival de rock Pic’Arts, tout en étant partiellement en restauration. La protection aux monuments historiques s’étend à la chapelle, au donjon, à la tour carrée, aux caves, à l’enceinte, aux douves et à la cour, reflétant son importance patrimoniale.