Donjon Lacataye à Mont-de-Marsan dans les Landes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Donjons

Donjon Lacataye

  • Place Pujolin
  • 40000 Mont-de-Marsan
Donjon Lacataye
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Donjon Lacataye
Donjon Lacataye
Donjon Lacataye
Crédit photo : Jibi44 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Ajout de créneaux
1942
Inscription aux monuments historiques
1968
Ouverture du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon de Lacataye (ancien) : inscription par arrêté du 22 juillet 1942

Personnages clés

Marguerite de Moncade Attribuée comme constructrice possible du donjon vers 1313.
Gaston VII Possible constructeur du donjon à la fin du XIIIe siècle.
Constance Sœur de Marguerite de Moncade, possible constructrice du donjon.
Marguerite de Navarre A résidé dans le donjon et y a rédigé L'Heptaméron.
Antoine Lacaze Ancien maire et propriétaire qui a légué le bâtiment à la ville en 1860.
Raymond Farbos Initiateur de la transformation du donjon en musée.
Charles Lamarque-Cando Maire à l'origine de l'inauguration du musée en 1968.

Origine et histoire du Donjon Lacataye

L'ancien donjon de Lacataye est situé à Mont-de-Marsan, dans les Landes. Il ne s'agit pas d'un donjon au sens strict, mais de deux maisons fortes contiguës, édifiées en pierres coquillières à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, et pourvues de créneaux au XVIe siècle. Le monument est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1942 et abrite le musée Despiau-Wlérick depuis 1968.

Implanté dans l'ancien faubourg de Pujolin, sur la rive droite du Midou, il contrôlait le cours de la rivière et défendait le flanc oriental de la cité. Sur un plan ancien il apparaît sous le nom erroné de « donjon de Nou-li-Bos », par confusion avec l'ancien château de Nolibos voisin.

L'appellation « donjon Lacataye » date de la fin des années 1960, adoptée lors de l'ouverture du musée pour mieux promouvoir le site ; auparavant on parlait de « tour la Cataye », « tour Pujolin » ou « ancienne caserne Lacaze ». Le nom semble dériver d'un terme gascon captalha ou acaptalha issu du latin căpĭtālis, qui en ancien gascon a donné captal (chef, seigneur) et a désigné aussi des biens mobiliers, en particulier le bétail et le matériel d'exploitation ; la suffixation en -alha peut être de sens diminutif ou collectif. L'appellation Pujolin, diminutif de pujòu (petite colline), suggère qu'une motte avec tour a pu précéder les maisons, l'une d'elles servant alors d'abri pour la population et de poste d'observation.

La construction de l'ensemble n'est pas attestée avec certitude ; elle est attribuée à Marguerite de Moncade vers 1313, lors de son retrait à Mont-de-Marsan près du couvent des Clarisses, mais l'édifice pourrait aussi être l'œuvre de son père Gaston VII ou de sa sœur Constance à la fin du XIIIe siècle, la chapelle romane associée étant mentionnée dès 1277. Le monument est constitué de deux maisons romanes accolées ; le mur central, percé de fenêtres romanes, indique que l'une des maisons précède l'autre. Édifiées à l'intérieur des remparts, elles participaient à la surveillance de la ville vers le Midou à mesure que la cité s'étendait au XIIIe siècle et servaient de poste d'observation et de défense ; elles appartenaient aux vicomtes de Marsan qui les abandonnèrent lorsqu'ils quittèrent la ville.

Marguerite de Navarre trouva dans ces lieux un point de retraite proche du couvent des Clarisses ; elle y résida alternativement à Lacataye ou au château Vieux et y rédigea L'Heptaméron ; le 14 février 1548 on y fit représenter La Comédie de Montemarsan, une pièce mettant en scène quatre femmes symboliques. En 1560, le gouverneur du château de Nolibos s'installa dans la maison forte pour des conditions de vie plus confortables, et l'édifice échappa relativement aux ravages des guerres de religion et de la Fronde.

En 1860, Antoine Lacaze, maire et propriétaire, légua le bâtiment à la ville pour loger les troupes ; il devint caserne départementale, puis annexe de la nouvelle caserne jusqu'en 1900 et conserva longtemps le nom de Caserne Lacaze tout en servant successivement de pensionnat de jeunes filles, de centre de gymnastique et d'atelier municipal ; le 11 février 1925 s'y tint la première émission de TSF de la ville. Restauré en 1963, le site accueillit le musée Despiau-Wlérick à l'initiative de Raymond Farbos et du maire Charles Lamarque-Cando, et le musée fut inauguré en 1968 ; il est consacré à la sculpture figurative de la première moitié du XXe siècle et dédié aux Montois Charles Despiau et Robert Wlérick.

À quarante mètres à l'ouest se trouve une autre maison romane jadis intégrée au rempart, dont les murs est et ouest, garnis de corbeaux, soutenaient les planchers des habitations voisines disparues et qui abrite aujourd'hui le musée Dubalen. Mont-de-Marsan conserve encore deux autres maisons romanes fortifiées, souvenirs du système défensif instauré peu après la fondation de la ville.

Liens externes