Concession aux Jésuites 1650 (≈ 1650)
Terres cédées aux Jésuites avant revente.
1759
Destruction partielle
Destruction partielle 1759 (≈ 1759)
Attaque anglaise pendant la guerre.
1825
Cyclone dévastateur
Cyclone dévastateur 1825 (≈ 1825)
Bâtiments et récoltes détruits, reconstruction.
1850-1887
Travaux de restauration
Travaux de restauration 1850-1887 (≈ 1869)
Modernisation des infrastructures sucrières.
1890
Conversion en distillerie
Conversion en distillerie 1890 (≈ 1890)
Activité jusqu’en 1945.
2008
Classement monument historique
Classement monument historique 2008 (≈ 2008)
Protection du sol et des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sol de la parcelle de l'habitation et l'ensemble des constructions, à l'exclusion des aménagements de la seconde moitié du XXe siècle (cad. BI 128) : inscription par arrêté du 25 juillet 2008
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun personnage.
Origine et histoire
L’habitation Ducharmoy, aussi appelée habitation Ducharmois, est une ancienne exploitation coloniale fondée au XVIIIe siècle à Saint-Claude, sur l’île de Basse-Terre en Guadeloupe. Initialement propriété des Jésuites, qui en cèdent des parcelles à des particuliers, elle devient une sucrerie prospère avant d’être partiellement détruite en 1759 lors d’une attaque anglaise. Sous la Révolution, elle est placée sous séquestre, puis reconstruite après un cyclone dévastateur en 1825.
Au XIXe siècle, la propriété évolue : la maison principale et les bâtiments industriels sont restaurés entre 1850 et 1887, tandis que la sucrerie est convertie en distillerie vers 1890, active jusqu’en 1945. L’organisation spatiale reflète une habitation-sucrerie traditionnelle, avec des terrasses abritant la maison du maître, les cases d’ouvriers en bois, et les infrastructures de production en pierre volcanique. Une dérivation du canal Le Pelletier alimentait le site en eau.
Classée monument historique en 2008 pour son sol et ses constructions d’origine (hors aménagements récents), l’habitation illustre l’histoire coloniale et agricole des Antilles. Son architecture mêle maçonnerie de pierre et structures en bois, tandis que son morcellement au XXe siècle a altéré son intégrité initiale. Aujourd’hui, elle témoigne des dynamiques économiques et sociales liées à la culture sucrière et à l’esclavage dans la région.