Création des premières rigoles XIIe siècle (≈ 1250)
Par les moines de Saint-Martin-des-Champs.
XIIIe et XIVe siècles
Construction du grand aqueduc
Construction du grand aqueduc XIIIe et XIVe siècles (≈ 1450)
Par la ville de Paris.
XVIIe siècle
Alimentation de l’hôpital Saint-Louis
Alimentation de l’hôpital Saint-Louis XVIIe siècle (≈ 1750)
Eaux redirigées depuis les hôtels aristocratiques.
XVIIIe siècle
Raccordement des réseaux
Raccordement des réseaux XVIIIe siècle (≈ 1850)
Interconnexion au grand aqueduc.
2006
Classement monument historique
Classement monument historique 2006 (≈ 2006)
Protection des aménagements subsistants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le regard : classement par arrêté du 6 février 2006 (voir notice PA75200003 (eaux de Belleville) )
Personnages clés
Moines de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs - Initiateurs du réseau
Créateurs des premières rigoles au XIIe.
Ville de Paris - Commanditaire de l’aqueduc
Construction aux XIIIe et XIVe siècles.
Origine et histoire
Le regard Saint-Louis fait partie des eaux de Belleville, un réseau hydraulique historique situé à Paris, principalement dans les 10e, 19e et 20e arrondissements. Ce système, initié dès le XIIe siècle par les moines de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs, permettait d’acheminer les eaux des sources de la colline de Belleville vers les zones en contrebas. Les premières rigoles, creusées à environ 2 mètres de profondeur, furent ensuite remplacées par des conduites souterraines appelées « pierrées ». Ce réseau alimentait initialement des abbayes comme Saint-Antoine-des-Champs et la Roquette, ainsi que des hôtels aristocratiques comme Saint-Pol ou des Célestins.
Au XIIIe et XIVe siècles, la ville de Paris construisit le grand aqueduc de Belleville pour approvisionner la population. Les réseaux furent progressivement interconnectés, notamment au XVIIIe siècle, lorsque les eaux des hôtels Saint-Pol et des Célestins furent redirigées vers l’hôpital Saint-Louis. Le regard Saint-Louis, comme d’autres regards (Cascades, Lanterne, Zouave...), servait à contrôler la qualité des eaux. Ces aménagements, encore partiellement visibles, furent classés monuments historiques en 2006 pour leur importance patrimoniale.
Les eaux de Belleville illustrent l’ingéniosité médiévale et moderne en matière de gestion de l’eau. Leur réseau principal, une galerie de 750 mètres de long, pouvait accueillir deux personnes de front, témoignant de l’ampleur des infrastructures. Bien que certains regards aient disparu, ceux subsistants, comme le regard Saint-Louis situé au 169 rue de Belleville, rappellent l’histoire hydraulique de Paris, marquée par l’influence des ordres religieux et des besoins urbains croissants.