Frise chronologique
1763
Fondation des écoles de cavalerie
Fondation des écoles de cavalerie
1763 (≈ 1763)
Création par Louis XV et Choiseul, installation à Saumur.
1771
Unique école de cavalerie
Unique école de cavalerie
1771 (≈ 1771)
Saumur centralise la formation équestre militaire.
1814
Refondation par Louis XVIII
Refondation par Louis XVIII
1814 (≈ 1814)
Création de l’École d’instruction des troupes à cheval.
1830
Monopole équestre français
Monopole équestre français
1830 (≈ 1830)
Fermeture de l’école de Versailles, Saumur reste seule.
juin 1940
Résistance aux Allemands
Résistance aux Allemands
juin 1940 (≈ 1940)
Combat héroïque des cadets sous Michon.
1972
Création de l’École nationale d’équitation
Création de l’École nationale d’équitation
1972 (≈ 1972)
Autour du Cadre noir de Saumur.
2009
Nom actuel adopté
Nom actuel adopté
2009 (≈ 2009)
Devenue École de cavalerie (EC).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne caserne du Corps Royal des Carabiniers (cad. AM 84) : inscription par arrêté du 3 février 1971 - Bâtiments suivants de l'école de cavalerie, dépendant de l'école d'application de l'Arme Blindée Cavalerie : 1/ en totalité, les bâtiments suivants : le manège Kellermann -1834-, à l'exception des sols (à usage de gymnase) (cad. AM 77) ; le manège des Ecuyers -1767 et 1861- (cad. AM 79). 2/ façades et toitures des bâtiments suivants : le manège-écurie Moshowa -1769- (cad. AM 75) ; les écuries du Manège -1827 à 1840-, le manège Lasalle -1875 à 1877-, le magasin à fourrages -1867, y compris charpentes, structure portante et escalier intérieur-, le manège Montbrun -1768, incendié et "reconstruit" en 1866-1867-, les anciennes écuries de Bouvines -1878-1882-, les anciennes écuries d'Isly -1886-, les anciennes écuries de Denaim -1865-1866-, les anciennes écuries de Valmy -1862-, les anciennes écuries Texel -1861- (cad. AM 77) ; le manège Margueritte -1907- (cad. AM 157) (l'ensemble de ces bâtiments délimite la place du Chardonnet, cf. plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 13 octobre 2000 - Les bâtiments suivants, dépendant de l'Ecole d'Application de l'Arme blindée Cavalerie : 1/ En totalité : le magasin à fourrages (cad. AM 77) ; le "Nouvel Hôtel du Commandement" (cad. AM 81) , avec sa parcelle d'assiette (parc) et ses murs et grilles de clôture. 2/ Pour leurs façades et toitures : l'ancienne infirmerie (actuel mess des officiers (cad. AM 82) , avec ses deux pavillons d'entrée et sa clôture sur l'avenue Foch ; les bâtiments vétérinaires (cad. AM 159) ; les écuries-conciergerie du "Nouvel Hôtel du Commandement" (cad. AM 81) ; les clôtures (grilles, portail monumental, pavillons de garde) visibles depuis l'avenue Foch (cad. AM 82, 159) : inscription par arrêté du 22 septembre 2005
Personnages clés
| Louis XV - Roi de France |
Initiateur de la réforme de 1763. |
| Duc de Choiseul - Ministre de la Guerre |
Organisateur des écoles de cavalerie. |
| Colonel Michon - Commandant en 1940 |
Dirigea la résistance contre l’Allemagne. |
| Général Estienne - Pionnier des blindés |
Musée des Blindés porte son nom. |
Origine et histoire
L’École de cavalerie de Saumur trouve ses origines en 1763, lorsque Louis XV et le duc de Choiseul réorganisent la cavalerie française en créant cinq écoles, dont une à Saumur après des tensions avec l’évêque d’Angers. Dès 1771, Saumur devient le seul centre d’instruction pour les officiers de cavalerie, remplaçant les autres écoles. Le quartier des Carabiniers, construit dans les années 1767-1769 en plan symétrique, abrite l’école, avec des manèges et écuries ajoutés au XIXe siècle. L’institution s’impose comme le berceau de l’équitation militaire française, notamment après 1830 avec la fermeture de l’école de Versailles.
En 1814, Louis XVIII relance l’école sous le nom d’École d’instruction des troupes à cheval, rebaptisée plus tard École royale de cavalerie par Charles X. Le site se développe avec des infrastructures comme le manège Kellermann (1834) ou l’hôtel du commandement (1853-1855). Le Cadre noir, créé en 1825, incarne l’excellence équestre de Saumur, faisant de la ville la capitale française de l’équitation. L’école joue aussi un rôle clé lors de la Seconde Guerre mondiale : en juin 1940, ses cadets résistent héroïquement à l’invasion allemande sous les ordres du colonel Michon, avant une réorganisation à Tarbes puis une dissolution en 1942.
Après 1945, l’école fusionne avec les chars de combat pour former l’arme blindée et cavalerie (ABC), devenant le centre d’instruction de cette spécialité. En 1972, l’École nationale d’équitation se constitue autour du Cadre noir. Aujourd’hui, l’école forme les officiers et sous-officiers aux combats blindés et à la reconnaissance, tout en assurant une veille technologique. Ses bâtiments, partiellement classés Monuments Historiques (manèges, écuries, hôtel du commandement), témoignent de son héritage architectural et militaire.
Le site abrite également le Musée de la cavalerie, tandis que le Musée des Blindés a été transféré sur les hauteurs de Saumur. L’école, décorée de la Légion d’honneur et de deux Croix de guerre (1939-1945 et Théâtres d’opérations extérieurs), reste un symbole de tradition et d’innovation militaire. Son histoire est marquée par des figures comme le colonel Michon (1940) ou le général Estienne, pionnier des blindés.