Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1891
Début des travaux de la fosse n°2
Début des travaux de la fosse n°2
1891 (≈ 1891)
Ouverture du puits Nouméa à Rouvroy.
1894
Début de l'extraction
Début de l'extraction
1894 (≈ 1894)
La fosse n°2 devient opérationnelle.
1895
Construction de l'école
Construction de l'école
1895 (≈ 1895)
Premier bâtiment scolaire édifié.
1925
Rachat par Vicoigne-Nœux
Rachat par Vicoigne-Nœux
1925 (≈ 1925)
Changement de compagnie minière.
1930-1931
Extension de l'école
Extension de l'école
1930-1931 (≈ 1931)
Agrandissement par Duval et Gonse.
2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2010 (≈ 2010)
Protection des façades et toitures.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 108 autres sites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ancienne école comprenant deux bâtiments, le premier datant de 1895 et la second de 1930-1931 (cad. AE 1249) : inscription par arrêté du 22 septembre 2010
Personnages clés
| Charles Duval - Architecte |
A conçu l’extension de l’école (1930). |
| Emmanuel Gonse - Architecte |
Collaborateur de Duval pour l’école. |
Origine et histoire
L’école de filles de la cité Nouméa, située à Rouvroy dans le Pas-de-Calais, a été édifiée dans le cadre de l’urbanisation liée à l’exploitation minière de la fosse n°2 (dite Nouméa) de la Compagnie des mines de Drocourt. Fondée à la fin du XIXe siècle (vers 1895), elle fut agrandie dans les années 1930-1931 par les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse, dans un contexte de reconstruction post-Première Guerre mondiale. L’école s’inscrit dans un ensemble architectural cohérent, incluant une église (Saint-Louis), des presbytères, et des cités minières, organisés autour d’une place centrale.
La fosse n°2, ouverte en 1891 et opérationnelle dès 1894, fut détruite pendant la Première Guerre mondiale, puis reconstruite avec des installations modernes. Après la nationalisation des mines en 1946, le site cessa son activité extractive en 1955, mais l’école et les bâtiments annexes furent préservés. En 2010, ses façades et toitures (datant de 1895 et 1930-1931) furent inscrites aux monuments historiques, avant d’être classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, aux côtés du terril n°84 et de la cité Nouméa.
L’école illustre l’architecture scolaire minière, marquée par une extension fonctionnelle (quatre classes enfantines ajoutées en 1930) et une intégration harmonieuse dans le paysage urbain des corons. Les architectes Duval et Gonse conçurent également les presbytères et participèrent à l’aménagement de la place environnante, renforçant le rôle social et communautaire de ces infrastructures. Aujourd’hui, le site témoigne de l’héritage industriel et humain du bassin minier, avec une protection patrimoniale renforcée.
Le terril conique n°84 (80 mètres de haut), accolé à la fosse, et les cités minières voisines complètent ce paysage classé. Bien que les corons les plus anciens aient été détruits, la cité Nouméa, l’école des filles, et l’église Saint-Louis (inscrite en 2009) forment un ensemble cohérent, symbolisant la vie quotidienne des mineurs et de leurs familles entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle.