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Ecole de la Providence à Laon dans l'Aisne

Ecole de la Providence

  • 40 Rue Vinchon
  • 02000 Laon
Ecole de la Providence
Ecole de la Providence
Ecole de la Providence
Ecole de la Providence
Ecole de la Providence
Ecole de la Providence
Crédit photo : Celestine02 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
40 Rue Vinchon 02000 Laon

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1574
Construction partielle de l'hôtel
1685
Fondation par Françoise Marquette
1686
Datation du portail
1805
Refondation par Armand Mignot
1844
Construction de la chapelle
1952
Fusion des congrégations
2001
Inscription monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'école comprenant l'hôtel de la rue Clergeot, l'hôtel-refuge urbain des Chartreux du Val-Saint-Pierre (40, rue Vinchon) et l'ancienne maison de Chantrut (42, rue Vinchon) (cad. AC 267 ; AB 101, 102, 184) : inscription par arrêté du 9 juillet 2001

Personnages clés

Françoise Marquette - Fondatrice de la communauté Crée l’école en 1685 pour l’éducation gratuite.
Étienne-Joseph de La Fare - Évêque de Laon (1724-1741) Dispersion des sœurs marquettes, soupçonnées de jansénisme.
Armand Mignot - Archidiacre et curé doyen Refonde les sœurs de la Providence en 1805.

Origine et histoire

L’École de la Providence est une institution éducative située à Laon, dans les Hauts-de-France. Elle se compose de trois bâtiments principaux : l’ancien hôtel de la rue Clergeot, l’hôtel-refuge urbain des Chartreux du Val-Saint-Pierre (40, rue Vinchon), et l’ancienne maison de Chantrut (42, rue Vinchon). Ces édifices, partiellement construits aux XVIe et XVIIe siècles, ont été inscrits aux monuments historiques en 2001. Leur architecture mêle pierre, brique et calcaire, avec une chapelle voûtée d’ogives ajoutée au XIXe siècle.

L’école trouve son origine en 1685, lorsque Françoise Marquette fonde une communauté de sœurs pour éduquer gratuitement les jeunes filles, s’inspirant des Frères des Écoles chrétiennes. Elle consacre ses biens à cette œuvre, installant l’école dans sa maison au Champ Saint-Martin. Les sœurs, dites « sœurs marquettes », vivent en communauté sous des vœux simples, mais sont dispersées au XVIIIe siècle sous l’épiscopat d’Étienne-Joseph de La Fare, accusées de jansénisme. La congrégation disparaît à la Révolution.

En 1805, Armand Mignot, archidiacre de la cathédrale de Laon, relance le projet éducatif en fondant les sœurs de la Providence de Laon. Ces dernières fusionnent en 1952 avec les sœurs de la Providence de la Pommeraye. La chapelle actuelle date de l’installation des sœurs en 1844, tandis que l’aile nord, construite dans un style cohérent, pourrait dater de la même période. Le portail, daté de 1686, et les façades sur cour, remaniées au XVIIIe siècle, témoignent des évolutions architecturales du site.

Le refuge médiéval des Hospitaliers de Boncourt, autrefois présent sur le site, a disparu. Seuls subsistent des éléments des hôtels particuliers, comme un cartouche de 1574 et des consoles sur la façade sud. L’ensemble illustre ainsi plusieurs siècles d’histoire éducative et religieuse à Laon, marquée par des adaptations architecturales et des recompositions communautaires.

Liens externes

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