Autorisation royale 1752 (≈ 1752)
Louis XV permet la construction de l’amphithéâtre.
1753
Début des travaux
Début des travaux 1753 (≈ 1753)
Direction : Letellier et Portier.
1788
Agrandissement initial
Agrandissement initial 1788 (≈ 1788)
Extension de l’amphithéâtre existant.
1852
Construction nouvelle école
Construction nouvelle école 1852 (≈ 1852)
Réorganisation par Charles Burguet.
13 septembre 1990
Classement monument historique
Classement monument historique 13 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection des façades, toitures et amphithéâtre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble du bâtiment du 19s ; amphithéâtre, y compris ses gradins ; hall d'entrée (cad. DS 145) : classement par arrêté du 13 septembre 1990
Personnages clés
Nicolas Portier - Architecte (XVIIIe siècle)
Conçoit l’amphithéâtre octogonal initial.
Charles Burguet - Architecte (XIXe siècle)
Auteur de la nouvelle école (1852).
Louis XV - Roi de France
Autorise la construction en 1752.
Origine et histoire
L’École de médecine et de chirurgie de Bordeaux trouve son origine en 1752, lorsque Louis XV autorise la communauté des chirurgiens bordelais à construire un amphithéâtre à leurs frais. Les travaux, dirigés par les architectes Letellier et Nicolas Portier (élève de Jacques Gabriel), débutent en 1753. L’édifice, de forme octogonale allongée, abrite une salle ovale avec gradins, caractéristique des amphithéâtres chirurgicaux de l’époque. Un escalier en colimaçon dessert les combles, reflétant l’ingéniosité architecturale du XVIIIe siècle.
En 1788, l’amphithéâtre est agrandi pour répondre aux besoins croissants. Au XIXe siècle, face aux progrès médicaux, la ville décide de réorganiser l’enseignement et confie à l’architecte Charles Burguet la construction d’une nouvelle école (1852). Le bâtiment, de style académique, conserve l’amphithéâtre initial tout en ajoutant une structure rectangulaire aux façades ornées de pilastres doriques et d’arcatures aveugles. Les éléments les plus remarquables — façades, toitures, hall d’entrée et gradins — sont classés monuments historiques en 1990.
L’ensemble illustre l’évolution de l’enseignement médical, passant d’un lieu dédié à la démonstration chirurgicale (XVIIIe siècle) à une institution structurée (XIXe siècle). La conservation partielle des gradins et la dualité architecturale entre l’octogone baroque et le classicisme du XIXe siècle en font un témoignage rare de cette transition. Propriété de la commune de Bordeaux, le site reste lié à la faculté de médecine actuelle, perpétuant sa vocation première.
La localisation du monument, au 42 rue Lalande, dans un quartier central de Bordeaux, souligne son ancrage urbain historique. Les sources (Mérimée, Wikipedia) confirment son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire de la médecine française. La précision géographique (coordonnées GPS et adresse exacte) facilite son identification, bien que la localisation soit jugée « passable » (niveau 5/10) par les bases de données.
Les architectes Nicolas Portier et Charles Burguet, maîtres d’œuvre successifs, incarnent les deux phases majeures du monument. Portier, formé par Jacques Gabriel, impose un style baroque rationalisé, tandis que Burguet adopte un langage néoclassique sobre. Leur travail conjoint, bien que séparé par un siècle, crée une unité fonctionnelle et esthétique, aujourd’hui protégée par le classement de 1990.
Enfin, l’amphithéâtre, initialement isolé dans une cour, symbolise la rupture entre les pratiques médicales empiriques du XVIIIe siècle et l’approche scientifique du XIXe. Les chaînes d’angle à refends et la salle ovale, partiellement conservée, rappellent les méthodes pédagogiques d’autrefois, où les étudiants assistaient à des démonstrations en direct. Ce patrimoine matérialisera à jamais l’évolution des savoirs et des techniques.
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