Frise chronologique
1890
Décision de construction
Décision de construction
1890 (≈ 1890)
Projet lancé par le conseil municipal.
1923
Reconstruction du bâtiment
Reconstruction du bâtiment
1923 (≈ 1923)
Après destruction pendant la Première Guerre mondiale.
21 octobre 2003
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 octobre 2003 (≈ 2003)
Protection des façades, toitures et cheminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (exception faite de celle du bassin) , la cheminée et l'entrée (cad. BS 237) : inscription par arrêté du 21 octobre 2003
Personnages clés
| Edmond Philippe - Ingénieur hygiéniste |
Concepteur du bâtiment en 1890. |
Origine et histoire
L’École de natation d’Armentières, située dans le département du Nord, a été conçue comme un équipement municipal polyvalent à la fin du XIXe siècle. Le projet, lancé en 1890 par le conseil municipal, visait à créer un espace dédié à l’hygiène publique, combinant une école de natation, des bains et un lavoir. Ce type d’infrastructure reflétait les préoccupations sanitaires de l’époque, marquées par les théories hygiénistes et la volonté d’améliorer les conditions de vie des populations urbaines en pleine industrialisation. L’édifice, dont la conception fut confiée à l’ingénieur Edmond Philippe, représentait une innovation dans la région, avec une structure en briques caractéristique de l’architecture utilitaire de la période.
La Première Guerre mondiale a profondément marqué l’histoire du bâtiment, entraînant sa destruction totale. Reconstruit en 1923, il a conservé sa vocation initiale tout en s’adaptant aux besoins de la reconstruction d’après-guerre. Le choix des matériaux, comme la brique, et son implantation à l’angle de deux rues témoignent d’une volonté de pérennité et d’intégration dans le tissu urbain. En 2003, certaines parties du bâtiment, dont les façades, les toitures (à l’exception de celle du bassin), la cheminée et l’entrée, ont été protégées par une inscription aux Monuments Historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
L’école de natation s’inscrit dans un contexte plus large de développement des équipements publics liés à l’eau dans les villes industrielles du nord de la France. Ces infrastructures jouaient un rôle social majeur, offrant aux habitants des espaces de sociabilité, d’hygiène et de loisirs, dans une région où les conditions de vie étaient souvent difficiles. La présence d’un lavoir, par exemple, répondait aux besoins quotidiens des ménages, tandis que les bains publics permettaient de pallier l’absence d’équipements sanitaires dans les logements ouvriers. Aujourd’hui, le bâtiment reste un témoignage de cette époque et de l’engagement des municipalités en faveur du bien-être collectif.