Frise chronologique
1853-1862
Construction de l'école
Construction de l'école
1853-1862 (≈ 1858)
Début des travaux en 1853, achèvement en 1862.
1867
Construction de la synagogue
Construction de la synagogue
1867 (≈ 1867)
Nouvelle synagogue érigée cette année-là.
1906
Vente de l'école
Vente de l'école
1906 (≈ 1906)
Vendue pour financer la restauration de la synagogue.
6 décembre 1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 décembre 1999 (≈ 1999)
Protection des façades, toiture, salle de classe et mikvé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toiture ; salle de classe et bain rituel au rez-de-chaussée (cad. 02 25) : inscription par arrêté du 6 décembre 1999
Personnages clés
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Origine et histoire
L’école juive de Diemeringen, située au 9 rue du Vin, fut construite entre 1853 et 1862 pour répondre aux besoins éducatifs de la communauté juive locale, en pleine expansion au XIXe siècle. Les travaux, ralentis par des difficultés financières, aboutirent à un bâtiment modeste incluant une salle de classe, un mikvé (bain rituel) et le logement de l’instituteur. Les façades et la toiture, ainsi que la salle de classe et le mikvé, sont protégés depuis 1999.
La communauté juive de Diemeringen, déjà importante au XVIIIe siècle, connut un essor démographique significatif au XIXe siècle. En 1867, la construction d’une nouvelle synagogue s’accompagna de la vente de l’école juive en 1906, après l’incendie de la synagogue, afin de financer sa restauration. La commune racheta alors l’école, la louant symboliquement à la communauté pour un franc, à condition qu’elle en assure l’entretien. Le mikvé, récemment dégagé, témoigne encore aujourd’hui de l’importance des pratiques rituelles dans cette école.
Le bâtiment, propriété de la commune, illustre l’organisation communautaire juive en Alsace au XIXe siècle, où écoles et lieux de culte étaient souvent liés. Son architecture sobre, avec des dalles de grès ornant le mikvé, reflète à la fois les contraintes budgétaires de l’époque et le souci de respecter les traditions. L’inscription aux monuments historiques en 1999 a permis de préserver ce patrimoine, symbole de la vie juive rurale en Alsace.