Frise chronologique
1833
Loi sur les écoles communales
Loi sur les écoles communales
1833 (≈ 1833)
Obligation pour les communes d’entretenir une école.
1839
Décision de construction
Décision de construction
1839 (≈ 1839)
Lancement du projet de maison commune et école.
1845-1847
Projets architecturaux
Projets architecturaux
1845-1847 (≈ 1846)
Plusieurs plans établis, dont celui de Pessières.
1864
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1864 (≈ 1864)
Finalisation par Pompée fils après retards budgétaires.
25 juillet 2005
Classement monument historique
Classement monument historique
25 juillet 2005 (≈ 2005)
Inscription en totalité du bâtiment et de ses abords.
31 mai 2010
Incendie partiel
Incendie partiel
31 mai 2010 (≈ 2010)
Dégâts causés au bâtiment classé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'école-mairie en totalité, ainsi que les murs de soutènement sud et ouest de la cour avec les escaliers (cad. AB 45) : inscription par arrêté du 25 juillet 2005
Personnages clés
| Pessières - Architecte initial |
Auteur du projet retenu en 1847. |
| Pompée fils - Architecte final |
A achevé les travaux en 1864. |
Origine et histoire
L’école-mairie d’Arc-sous-Cicon est un édifice public construit au milieu du XIXe siècle pour répondre à la loi de 1833, qui imposait aux communes d’entretenir une école, souvent intégrée à la mairie. Le projet, lancé en 1839, prévoyait une maison commune dotée d’un internat pour les enfants des villages voisins. Plusieurs plans furent proposés entre 1845 et 1847, mais les travaux, initialement confiés à l’architecte Pessières, furent achevés en 1864 par Pompée fils, en raison de contraintes budgétaires.
Le bâtiment, de style régulier et imposant, est construit en calcaire et pierre de taille, avec deux étages. Le rez-de-chaussée abritait la mairie et des salles de classe, tandis que les étages étaient dédiés aux dortoirs, aux appartements et à d’autres salles d’enseignement. Un escalier en pierre semi-circulaire mène à l’entrée principale, et des escaliers secondaires en bois complètent l’accès. L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 2005, fut partiellement endommagé par un incendie en 2010.
Situé au centre du village, à l’angle de la rue de la Mairie et de la Grande-rue, le bâtiment joue un rôle central dans la vie locale. Il est voisin de l’église Saint-Étienne, dont il est séparé par le presbytère. Son architecture reflète les besoins éducatifs et administratifs des communes rurales au XIXe siècle, où les écoles-mairies symbolisaient l’ancrage républicain et la modernisation des campagnes.
Les éléments protégés incluent l’intégralité du bâtiment, ainsi que les murs de soutènement sud et ouest avec leurs escaliers. Propriété de la commune, l’école-mairie reste un témoignage des politiques scolaires et urbaines de la Franche-Comté sous la monarchie de Juillet et le Second Empire.