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École nationale des ponts et chaussées de Paris

Patrimoine classé École

École nationale des ponts et chaussées de Paris

  • 26-28 Rue des Saints-Pères
  • 75007 Paris
75007 Paris, 26-28 Rue des Saints-Pères

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1716
Création du Corps des ponts et chaussées
14 février 1747
Fondation de l’École royale des ponts et chaussées
1775
Règlement de Turgot
1851
Décret d’ouverture aux non-polytechniciens
1914–1918
Fermeture pendant la Première Guerre mondiale
1997
Déménagement à Champs-sur-Marne
juillet 2024
Intégration à l’Institut polytechnique de Paris
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Daniel-Charles Trudaine - Fondateur Crée l’école en 1747.
Jean-Rodolphe Perronet - Premier directeur (1747–1794) Père de la formation des ingénieurs.
Henri Navier - Ancien élève et enseignant Pionnier de la mécanique des fluides.
Gaspard-Gustave Coriolis - Enseignant et scientifique Découvreur de la force de Coriolis.
Eugène Freyssinet - Ancien élève Inventeur du béton précontraint.
Sadi Carnot - Ancien élève Président de la République (1887–1894).
Élisabeth Borne - Ancienne élève Première ministre (2022–2024).

Origine et histoire de l'École nationale des ponts et chaussées

L’École nationale des ponts et chaussées (ENPC) est créée en 1747 par Daniel-Charles Trudaine sous le nom d’École royale des ponts et chaussées, afin de former les ingénieurs du corps éponyme. Elle naît dans le contexte de la création du Corps des ponts et chaussées (1716), chargé de développer le réseau routier national sous Louis XV. Initialement installée à Paris, l’école forme ses premiers élèves par auto-apprentissage, encadrés par Jean-Rodolphe Perronet, son premier directeur (1747–1794). Les enseignements portent sur la géométrie, la mécanique et l’hydraulique, complétés par des visites de chantiers et des collaborations avec des savants.

Après la Révolution, l’école devient temporairement École nationale puis École impériale sous Napoléon, avant de retrouver son nom actuel. Au XIXe siècle, elle s’adapte à l’industrialisation et à l’essor des transports (chemins de fer, canaux), en diversifiant ses enseignements (électricité, économie, urbanisme). Des figures comme Henri Navier, Gaspard-Gustave Coriolis ou Augustin Fresnel y enseignent ou y étudient, marquant l’histoire des sciences et du génie civil. Un décret de 1851 ouvre l’école aux élèves non issus de Polytechnique, incluant des étrangers et des auditeurs libres.

Pendant les guerres mondiales, l’école joue un rôle actif : ses locaux accueillent des organismes militaires en 1914–1918, et ses élèves s’illustrent dans la Résistance en 1939–1945. Après 1945, elle s’internationalise, développe la recherche et multiplie les partenariats (ParisTech, Institut polytechnique de Paris). En 1997, elle déménage majoritairement à Champs-sur-Marne (Cité Descartes), tout en conservant une implantation parisienne. Son patrimoine inclut une bibliothèque historique (fonds Lesage) et des collections d’art (bustes, tableaux).

L’ENPC forme aujourd’hui des ingénieurs généralistes, avec des cursus en génie civil, informatique, finance et management. Elle délivre des diplômes d’ingénieur, masters, mastères spécialisés et MBA, en collaboration avec des institutions comme ParisTech ou l’Institut polytechnique de Paris (depuis 2024). Son réseau international compte 43 % d’étudiants en double-diplôme à l’étranger, et son association d’anciens élèves (Ponts Alumni) regroupe plus de 13 000 membres.

Parmi ses anciens élèves figurent des scientifiques de renom (Henri Becquerel, prix Nobel de physique en 1903 ; Jean Tirole, prix Nobel d’économie en 2014), des ingénieurs emblématiques (Eugène Freyssinet, inventeur du béton précontraint ; Marc Mimram, architecte) et des dirigeants politiques (Sadi Carnot, président de la République ; Élisabeth Borne, Première ministre). L’école reste un acteur clé de la formation des élites techniques et administratives françaises.

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