Frise chronologique
1780
Création de l'école de Liancourt
Création de l'école de Liancourt
1780 (≈ 1780)
Fondation par le duc de La Rochefoucault-Liancourt.
1806
Transfert à Châlons-en-Champagne
Transfert à Châlons-en-Champagne
1806 (≈ 1806)
Installation dans d’anciens édifices religieux.
1853–1854
Construction de l'infirmerie
Construction de l'infirmerie
1853–1854 (≈ 1854)
Réalisée par Charles-Edouard Isabelle.
1895
Incendie des ateliers
Incendie des ateliers
1895 (≈ 1895)
Reconstruction en deux phases jusqu’au XXe.
16 novembre 1984
Premières protections MH
Premières protections MH
16 novembre 1984 (≈ 1984)
Classement des façades et toitures historiques.
3 novembre 1997
Extension des protections
Extension des protections
3 novembre 1997 (≈ 1997)
Inscription de cours et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ancien séminaire, du pavillon Empire, actuellement infirmerie (cad. BD 273) : classement par arrêté du 16 novembre 1984 Façades et toitures de l'ancien couvent des dames régentes (cad. BD 273) : inscription par arrêté du 16 novembre 1984 - 1/Cour de la Direction (à l'ouest de l'ancien bâtiment des Dames Régentes) : sol de la cour ; galerie nord ; bâtiment sud (façade et toiture) ; bâtiment ouest à pignons (façades et toitures) ; piles et grilles séparant la cour du jardin de l'infirmerie de la cour du directeur, avec leurs murets ; à l'intérieur du bâtiment de la direction : passage d'entrée et les deux porte-flambeaux avec leur socle, la cage d'escalier avec son escalier. 2/ Ancienne infirmerie : jardin de l'infirmerie avec ses murs anciens. 3/ Cour de service (au nord) ; façades et toitures des parties suivantes : les deux ailes nord (le long de la rue du rempart) , l'aile est (le long de la rue de la Rochefoucault-Liancourt) , l'aile séparant les deux cours, la façade sur cour de l'aile ouest de la cour ouest, le pavement des deux cours (cad. BD 435) : inscription par arrêté du 3 novembre 1997
Personnages clés
| Duc de La Rochefoucault-Liancourt - Fondateur de l'école |
Crée l’école de Liancourt en 1780. |
| Napoléon Bonaparte - Premier consul |
Transfère l’école d’artillerie à Metz en 1802. |
| Charles-Edouard Isabelle - Architecte |
Conçoit l’infirmerie et rénove les façades (1853–1854). |
| Paul George - Architecte |
Reconstruit l’atelier d’ajustage en 1896. |
| Octave Gélin - Architecte |
Agrandit les ateliers (1927–1932), détruits en 1995. |
Origine et histoire
L’École nationale supérieure d’arts et métiers de Châlons-en-Champagne trouve son origine dans l’école de Liancourt, créée en 1780 par le duc de La Rochefoucault-Liancourt. Transférée à Châlons-en-Champagne en 1806, elle s’installe dans des bâtiments précédemment occupés par l’École d’artillerie (1790–1802), elle-même établie dans l’ancien grand séminaire (1781–1787) et le couvent des Dames régentes (1759–1763). Ce transfert suit la décision de Bonaparte de déplacer l’école d’artillerie vers Metz, libérant ainsi les locaux pour les Arts et Métiers.
L’évolution de l’école au XIXe siècle entraîne d’importantes transformations architecturales. L’ancien séminaire devient le logement des élèves, tandis que le couvent des Dames régentes abrite successivement des ateliers, puis le logement du directeur. En 1853–1854, l’architecte Charles-Edouard Isabelle construit l’infirmerie et rénove la façade centrale des Dames régentes. Après un incendie en 1895, les ateliers sont reconstruits en deux phases : un atelier d’usinage à la fin du XIXe siècle, puis une fonderie après la Première Guerre mondiale.
Certaines parties du site sont protégées au titre des monuments historiques, notamment les façades et toitures de l’ancien séminaire, du pavillon Empire (infirmerie), et du couvent des Dames régentes, classées ou inscrites entre 1984 et 1997. Les cours intérieures, les grilles, et des éléments comme la cage d’escalier de la direction ou le jardin de l’infirmerie font également l’objet de mesures de préservation. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale d’un ensemble mêlant héritage religieux et adaptations industrielles.
L’école s’inscrit dans un réseau national, avec 10 autres campus Arts et Métiers en France. Son histoire reflète les mutations pédagogiques et techniques du pays, depuis la Révolution industrielle jusqu’au XXe siècle. Les destructions partielles en 1995 (ateliers d’Octave Gélin) pour agrandir les espaces d’enseignement marquent une étape récente de son évolution, entre préservation du patrimoine et modernisation des infrastructures.