Origine et histoire de l'École nationale supérieure des mines de Paris
L’École nationale supérieure des mines de Paris, aussi appelée Mines ParisTech ou Mines Paris - PSL, est la première école des mines française. Fondée le 19 mars 1783 par ordonnance du roi Louis XVI, son objectif initial était de former des « directeurs intelligents » pour les mines du royaume. Elle s’installe d’abord à l’hôtel des Monnaies de Paris, puis disparaît en 1791 pendant la Révolution avant d’être reconstituée en 1794 sous le nom d’École pratique des Mines du Mont-Blanc, en Savoie.
En 1802, l’école est transférée à Peisey-Nancroix, où elle forme entre 60 et 70 élèves en douze ans, combinant théorie et pratique sur le terrain. L’invasion sarde de 1814 interrompt son fonctionnement, mais elle est rétablie à Paris en 1816, à l’hôtel de Vendôme, son emplacement actuel. Au fil des siècles, elle évolue vers une école généraliste, tout en conservant son ancrage historique dans les géosciences, l’énergie et les matériaux.
L’école s’étend géographiquement avec des campus à Fontainebleau (1967), Évry, et Sophia Antipolis (1976). Elle délivre des diplômes d’ingénieur, des masters, des mastères spécialisés et des doctorats, en collaboration avec des universités comme PSL. Sa recherche, organisée en 18 centres, couvre des domaines comme l’énergétique, les matériaux, les mathématiques appliquées et les sciences sociales, avec un fort partenariat industriel via Armines.
Mines Paris a formé des personnalités marquantes, dont des prix Nobel (Georges Charpak, Maurice Allais), des industriels (Carlos Ghosn, Tidjane Thiam) et des hommes politiques (Alain Poher, Alain Minc). Son modèle pédagogique associe stages, recherche et internationalisation, avec des échanges dans des universités prestigieuses comme le MIT ou Harvard. La bibliothèque, fondée en 1783, et les Presses des Mines complètent son patrimoine intellectuel.
L’école est aussi connue pour son engagement dans l’innovation et l’entrepreneuriat, avec des structures comme la Junior-Entreprise JuMP ou la Fondation Mines Paris, créée en 1946 pour soutenir son développement. Son histoire reflète les évolutions industrielles et technologiques de la France, depuis la Révolution jusqu’à l’ère numérique, tout en restant un acteur clé de la formation d’élites scientifiques et économiques.