Frise chronologique
26-27 juillet 1937
Transfert à la ligne 10
Transfert à la ligne 10
26-27 juillet 1937 (≈ 27)
Changement de ligne lors du remaniement.
1900
Conception de l'édicule
Conception de l'édicule
1900 (≈ 1900)
Hector Guimard dessine l'accès pour la CMP.
30 septembre 1913
Ouverture de la station
Ouverture de la station
30 septembre 1913 (≈ 1913)
Inauguration sur la ligne 8.
29 mai 1978
Première protection
Première protection
29 mai 1978 (≈ 1978)
Inscription aux monuments historiques.
18 mai 2006
Rénovation de la station
Rénovation de la station
18 mai 2006 (≈ 2006)
Fin des travaux du programme Renouveau.
12 février 2016
Nouvelle protection
Nouvelle protection
12 février 2016 (≈ 2016)
Renouvellement de l'inscription.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Hector Guimard - Architecte |
Concepteur de l'édicule Art Nouveau. |
| Pierre-Alfred Chardon - Philanthrope (1807-1879) |
Fondateur de l'hôpital Sainte-Périne. |
| Amélie Lagache - Philanthrope (1811-1887) |
Cofondatrice de l'hôpital Sainte-Périne. |
Origine et histoire
L'édicule Guimard de la station Chardon-Lagache est un accès emblématique du métro de Paris, conçu par l'architecte Hector Guimard en 1900 pour la Compagnie générale du Métropolitain. Ce monument, caractéristique du style Art Nouveau, marque l'entrée de la station ouverte le 30 septembre 1913 sur la ligne 8, avant son transfert à la ligne 10 en 1937. Il est situé à l'angle des rues Chardon-Lagache et Molitor, dans le 16e arrondissement, et a été inscrit aux monuments historiques en 1978, puis réinscrit en 2016.
La station Chardon-Lagache tire son nom de la rue voisine, rendant hommage aux époux Pierre-Alfred Chardon (1807-1879) et Amélie Lagache (1811-1887), fondateurs de l'hôpital Sainte-Périne. Cette station est l'une des rares du réseau à porter le nom d'une femme, aux côtés de Barbès-Rochechouart ou Louise Michel. Son accès unique, orné de l'édicule Guimard, est un vestige architectural des débuts du métro parisien, témoignant de l'innovation esthétique et urbaine de l'époque.
L'édicule a survécu aux rénovations successives de la station, notamment celle de 2006 dans le cadre du programme « Renouveau du métro », qui a modernisé les intérieurs tout en préservant cet élément patrimonial. Bien que les couloirs aient adopté un style inspiré de l'ancienne compagnie Nord-Sud (frises vertes à vagues), celui-ci constitue un anachronisme historique, la ligne 10 n'ayant jamais appartenu à cette société. L'édicule reste aujourd'hui un symbole du patrimoine Art Nouveau parisien, protégé pour sa valeur artistique et historique.
La station elle-même présente une configuration atypique : un quai unique desservant une voie en courbe, sur la boucle d'Auteuil. Ce tracé, hérité des contraintes topographiques du 16e arrondissement, en fait un exemple rare de station à voie unique dans le réseau. L'édicule Guimard, avec ses formes organiques et ses structures en fonte, contraste avec l'architecture fonctionnelle des infrastructures souterraines, soulignant le dialogue entre art et utilité publique.
Enfin, l'édicule s'inscrit dans un ensemble plus large de réalisations de Guimard pour le métro, dont une partie est protégée depuis 2016. Ce classement couvre l'entourage de l'accès situé à l'angle des rues Molitor et Chardon-Lagache, reconnaissant ainsi la valeur patrimoniale de ces éléments comme témoins de l'histoire des transports parisiens et de l'Art Nouveau.