Frise chronologique
5 novembre 1910
Ouverture de la station
Ouverture de la station
5 novembre 1910 (≈ 1910)
Inauguration avec la ligne 7 (Opéra-Porte de la Villette)
29 mai 1978
Première protection
Première protection
29 mai 1978 (≈ 1978)
Inscription aux monuments historiques
12 février 2016
Renouvellement de la protection
Renouvellement de la protection
12 février 2016 (≈ 2016)
Nouvel arrêté de classement
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Hector Guimard - Architecte |
Créateur des édicules Art Nouveau |
| Frères Cadet (Jacques et Jean) - Jardiniers royaux |
Propriétaires du « clos Cadet » |
| Hervé Mathieu-Bachelot - Artiste contemporain |
Auteur de la mosaïque *Lumière en éclats* (1982) |
Origine et histoire
L'édicule Guimard de la station Cadet est un élément emblématique du métro de Paris, conçu par l'architecte Hector Guimard dans le style Art Nouveau. Situé à l'angle de la rue La Fayette et de la rue Cadet dans le 9e arrondissement, il constitue l'accès unique à la station ouverte le 5 novembre 1910, lors de la mise en service du premier tronçon de la ligne 7 entre Opéra et Porte de la Villette. Cet édicule, inscrit aux monuments historiques depuis 1978, symbolise l'identité visuelle des entrées du métro parisien au début du XXe siècle, bien que la plupart aient aujourd'hui disparu.
La station Cadet doit son nom à la proximité de la rue Cadet, elle-même liée aux frères Cadet, jardiniers royaux sous Charles IX et propriétaires du « clos Cadet », un terrain traversé par un ancien chemin. L'édicule, avec ses formes organiques et ses structures en fonte, illustre l'esthétique innovante de Guimard, qui a marqué le paysage urbain parisien. Bien que la décoration intérieure de la station ait évolué (notamment avec un carrelage inspiré du drapeau américain en hommage au marquis de La Fayette), l'édicule extérieur reste un témoignage intact de l'architecture Art Nouveau.
En 2016, l'édicule a bénéficié d'un renouvellement de sa protection au titre des monuments historiques, confirmant son importance patrimoniale. À proximité, une mosaïque de Hervé Mathieu-Bachelot, Lumière en éclats (1982), orne le couloir d'accès, ajoutant une touche artistique contemporaine à ce site où se mêlent histoire du métro, franc-maçonnerie (avec le Grand Orient de France voisin) et vie culturelle parisienne, entre les Folies Bergère et le musée de la Franc-maçonnerie.